‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 125 sur 319 · ll>i(l..'\>. IS,S · texte numérisé non relu

ll>i(l..'\>. IS,S

206 L IWIVERSITÉ AVANT liOLLlN

A la suite de l'histoire vient renseignement scientifique, toujours conçu dans un sens utilitaire, et ce qu'il y a de singulier c'est que la géométrie ne se borne pas pour lui à l'étude des surfaces et des solides, mais qu'elle comprend encore la mécanique, l'arpentage, la trigonométrie, la gnomonique, l'architecture et particulièrement la fortification, « de si grand usage aujourd'hui », dit-il '.

A ces nombreuses sciences il joint l'histoire naturelle « qui embrasse toutes les connaissances positives et fondées sur l'expérience, qui regardent la construction de l'univers et de toutes ses parties, autant qu'en a besoin un honlme qui ne doit être ni astronome, ni médecin, ni physicien de profession; car encore ne faut-il pas ignorer tout à fait ce que c'est que ce monde où nous habitons, ces plantes, ces animaux qui nous nourrissent - )) ; et partant de là, Fleury veut qu'on connaisse l'anatomie, la cosmographie, la météorologie, la botanique qu'il appelle l'anatomie des plantes. « On pourrait encore, dit-il, suivant son loisir et son génie, pousser jusqu'à la connaissance des arts qui produisent des changements considérables dans les corps naturels, comme la chimie, la fonte des métaux, la verrerie, la pelleterie, la teinture, etc. », c'est-à-dire que son élève serait un homme universel. Serait-il plus habile en ayant une teinture de toutes ces connaissances, car il ne saurait les approfondir? Nous en doutons, et nous nous défions de celui qui connaît tout un peu et ne connaît rien à fond.

Nous omettons encore dans cette longue liste la perspective, l'optique, la paléontologie, la numismatique, les langues orientales, dont Fleury ne fait pas une étude obligatoire, mais qu'il indique à l'attention de ceux qui voudraient ou pourraient s'y livrer ^ .

Enfin, parcourant le cercle entier des connaissances humaines, il arrive aux études superflues et désigne parmi ces dernières la philosophie de Raimond Lulle, « qui ne fait rien savoir et fait que l'on croit tout savoir; la métaphysique, qui ne sert pas à éclairer les esprits et à fonder les grands principes des

Page 1