‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 140 sur 319 · I. .lownlain. l'ira-s Ji/sli/iratires, p · texte numérisé non relu

I. .lownlain. l'ira-s Ji/sli/iratires, p

"2. Les l'ificcliniis. ('iiipninU'cs aux .Ii'siiiles, clait'iil un fXiTcire cunsislaiil CM i\|»licalioiis aiiiin)l\>n(li('s d'un texte, cl ne eonipreiiaiil pas nnuns lie six parties ayant elKieiine une iniptutanco particulière.

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234 TKAITK DES ETUDES

boursiers et i)r(''{)ar.'iiiL ;i renseignement', l/idéo fut reprise en 17()3 après l'expulsion des Jésuites. Dans un recueil de mémoires touchant les études, on trouve que l'aLhé I^elissier (V mémoire), étonné (ju'il n'y eût pas pour l'enseignement un apprentissage comme pour les autres professions, dit : « Il faudrait établir une maison d'institution où des jeunes gens en qui on aurait reconnu de la sagesse, de l'application et des dispositions seraient instruits relativement à l'enseignement. Sans un pareil établissement il n'est pas possible qu'on ait un nombre suffisant de bons maîtres. )) Comme complément de ce projet, l'abbé Félissier propose d'annexer à la maison d'Institution une espèce de petit collège, où il y aurait cinq régents pour les classes de Septième, Sixième, Cinquième, Quatrième et Troisième. « 11 serait à propos, ajoute t-il, qu'ils fussent maîtres es arts sans participer toutefois aux droits des professeurs de l'Université. Ce serait donc une école d'apprentissage pour les futurs professeurs, et le désir d'être choisi pour faire partie de cette communauté ne manquerait pas d'exciter l'émulation des aspirants- ». Ces vues sont assurément très sages, ajoute M. Jourdain, et peut-être de nos jours y aurait-il quelque parti à en tirer.

Notre Ecole Normale Supérieure répond bien aux vœux de l'abbé Pélissier quant au savoir et à l'intelligence, mais attestet-elle — et les examens les plus difficiles attestent-ils l'aptitude pédagogique de ceux qui se destinent à l'enseignement? Ont-ils, par cela seul qu'ils ont réussi dans les concours, les qualités physiques, morales et professionnelles qui constituent le bon professeur? Cest ce que prouverait un noviciat dans un collège annexe où s'exerceraient les aspirants au professorat, et cette annexe n'existe que dans les Écoles normales d'institutrices.

C'est une lacune à combler; elle a été constatée non seulement par des hommes autorisés et clairvoyants, mais encore par des étrangers, et nous lisons dans la Revue pédago(jlquc (mai 1<S97, page 200) que M. Bernard, Américain venu en France pour se rendre compte des méthodes d'enseignement qui y sont

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