‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 141 sur 319 · Jourdain, Histoire de VUnirersité, p · texte numérisé non relu

Jourdain, Histoire de VUnirersité, p

en usage, reproche à notre École Normale Supérieure de ne pas avoir de cours préparant à la pratique de renseignement, et d'être en cela bien inférieure aux séminaires d'instruction secondaire très florissants en Allemagne.

Ce reproche très fondé du pédagogue anîéricain avait été prévenu par M. Gréard dans son beau livre sur l'Éducation. Il demandait qu'il y eût pour l'enseignement secondaire dès 1887 et dans des conditions encore mieux entendues et plus pratiques que dans les séminaires d'instruction de l'Allemagne, une sorte d'École d'éducateurs destinée à fournira l'administration des lycées et des collèges une pépinière de maîtres éclairés et expérimentés '.

Sans attendre la création de cette école d'éducateurs, K(jllin y procédait déjà en établissant dans son collège des conférences pour les maîtres. « Il entretenait leur zèle et surveillait leur méthode par de fréquentes visites dans les classes, dit (^l'évier. Leurs travaux particuliers le préoccupaient également. II avait l'art d'exciter leur zèle et de les initier aux meilleurs moyens d'animer la classe, d'entretenir l'émulalioii des élèves et d'inspirer, même aux médiocres, de l'ardeur j^our le travail. »

Les élèves médiocres sont de la part de Hollin l'objet d'une juste et paternelle sollicitude. « Il est certain, dit il. (|u'ils arrêtent les progrès de ({uelques élèves studieux et bii-n doués, mais un maître consciencieux doit à tous des soins; qu'il prenne un juste milieu pour s'accommoder à la faiblesse des uns et à la force des autres, c'est une règle qu'il doit garder invariablement; toutefois, je sais que dans (piclqucs collèges des professeurs i)leins de zèle retiennent après la classe plusicui-s écoliers qui ont bonne volonté et leur f(tnl doubler le |)as sans l'claidcr les autres, mais je n'ose proposer un modèle si jjarfait (jui me i)araît plus admirable (primilable e( qui pouri-nit être nuisible à la sanb' des maîtres- ».

<i II est ui\ aulre moyen, ajoule-til. que j'ai vu pi-alii|iier avec succès, mais ipii n'est pas sans incom iMiienIs. Le premier (piart d'Iieiii'e (le la classe i'-lail consacre à la rccilalion des leçons: imnicdialenieiil après on expliqnail pour le gro^ de la

1. (iii-.nd, Ijlaralliiii cl Inslntrlion, lùisi:ignrmrnl st'conilitire, I. Il, p. 220.

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