‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 162 sur 319 · DE LA TRADUCTION. — DE LA COMPOSITION · texte numérisé non relu

DE LA TRADUCTION. — DE LA COMPOSITION

Utililé de la traduction pour former le goût. — Modèles de traduction proposés par Rollin. — Comparaison de traductions. — Conseils sur la composition.

La lecture n'est pas le seul moyen proposé par Rollin pour apprendre sans beaucoup de peine, non seulement l'orthographe, mais encore la grammaire et la composition ; il en est un autre, la Traduction, qui lui paraît, avec raison, très propre à donner une connaissance complète de notre langue ' et à former le goût et le jugement.

Il y a en effet dans l'exercice de la traduction un travail intellectuel qui, dès les premières années du collège, habitue, oblige môme l'élève studieux à réfféchir, à chercher et à choisir parmi les expressions qu'il connaît et qui se rapportent à un même ordre d'idées, celles qui rendent le mieux la pensée de l'auteur qu'il traduit; cette recherche est fructueuse et l'initie aux délicatesses de notre langue.

Tous ces conseils et ces préceptes sont accompagnés dans le Traité des Études de nombreux modèles qui n'occupent pas moins de soixante pages ^. « Ils feront sans doute, dit avec une naïve complaisance Rollin, beaucoup de plaisir au lecteur et seront fort utiles aux jeunes gens^. » Nous l'accordons volontiers ; les morceaux sont choisis avec goût, mais ils sont trop longs : pardonnons le au bon Recteur; c'est un plaisir qu'il se permet. Nous nous le représentons alors parlant,

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