‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 163 sur 319 · TRADUCTION. COMPOSITION · texte numérisé non relu

TRADUCTION. COMPOSITION

agissant dans sa chaire do Riiélorique au collège du Plessis. Avec quelle ardeur il faisait admirer à ses élèves les beautés, les délicatesses de Cicéron ou de Pline! Il s'efforçait de les rendre en français, mais bien insuffisamment à son gré. « Ah ! pauvre langue que la nôtre, sécrie-t-il, qui n'a pas comme le latin, à son service, ces charmants diminutifs et ces expressions majestueuses appropriées aux grandes pensées', w

N'acceptons pas ces plaintes et ces reproches sans réserve; notre langue nest pas si pauvre que le dit Rollin, et pour les grandes pensées comme pour les sujets gracieux, le français par ses nombreux chefs-d'œuvre prouve qu'il a, suivant la circonstance, des accents d'une amplmr admiralile ou d'un charme pénétrant.

Comme exercice précieux pour familiariser les élèves avec les finesses du français, la traduction directe dont il vient de donner des exemples n'est pas le seul exercice que recommande Rollin. (( A[)rès avoir fait traduire dit il,(|uel((ue morceau d'un bon auteur latin, on comparera le travail des élèves avec la traduction de maîtres habiles, en y joignant les réilexions nécessaires. Rien n'est plus utile pour apprendre aux jeunes gens les règles et la beauté de la langue française. On peut encore, dans les classes, faire (luehfuefois traduire sur lecliamp aux écoliers de pareils endroits, soit de vive voix, soit par écrit, et substituer ces jours là à la correction de leurs thèmes ce travail (jui ne leur demandera pas beaucoup plus de temps et qui leur sera infiniment plus utile. Il n'y aura |)as [xiur eux. ajoule-t-il, moins de profit à leur lire (|uel(|ues endroits île traductions vicieuses, en les obligeant d'en porter leur jugement, d'en marquer les (h'fautsel, s'il se peut, de les corriger sui--li' champ -. »

(Jiiebliu's mois sur les |iremiei's essais de c(imi»i>siliiiii française suivent les exercices de traduction (pii ont très mt''tinidi (punnent |)r(''paré les élèves " à produire (|uel(pie chose d'euxmêmes », ainsi (jue le reconimaiide llnlliii. u On conuneucera, dit il, parce qu'il >• a de plus facile, de | il ii-^ a leur portée, ci un me

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