‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 219 sur 319 · Encyclopédie, a.rl. « Collège », p · texte numérisé non relu

Encyclopédie, a.rl. « Collège », p

poursuivre un but qui lui était cher avant tout et qu'il ne pouvait atteindre avec l'Iiistoire de France : ce but était de moraliser les rois, les grands, par les leçons tirées de l'Iiistoire. « Peu importe, dit-il, de savoir qu'il y a eu un Alexandre, un César, un Aristide; que l'empire d'Assyrie a fait place à celui de Babylone. Ce qui importe, c'est de savoir comment et pourquoi ces empires se sont établis ; de connaître les caractères, les vices, les mœurs de ces peuples; d'être initié au gouvernement de Dieu qui a choisi dans l'univers la plus petite nation pour être le centre de son action toute-puissante. Ce (\m importe, c'est de tirer une leçon de morale de tous les événements qui se sont accomplis '. »

Ce qu'il voulait, c'était sous le couv(,'rt des héros, des princes, des seigneurs, bons ou mauvais, auteurs d'entreprises justes on criminelles dans les temps anciens, (( faire entendre à tous et principalement aux puissants de son temps la voix de la vérité; fouetter le vice ceint du diadème sur le dos des tyrans et des monstres dont fourmillent les annales de l'Univers »-.

La n'alisation de ce plan n'était possible qu'à l'aide de l'Histoire ancienne (jiii lui offrait un ciiamp assez vaste pour donner, sans s'exposer à des récriminations, des leçons aux rois et à la nol)loss(\ sous des noms empruntés. Les critiquer directement li.iiis uni' histoire de France eût été dangereux sous un gou \ci'n('incnl aussi ombrageux f|ii(' celui de L<iuis Xl\' et de Louis W. Toutes ses vues se [)oi'tèrent donc sur l'Iiistoire ancienne. i|u'il regardai! du reste comme le complément indis- |iens;iMe d'une lion ne l'ilucil ion .

Il a\ait di'jà coninienci', dans son Tradr drs. A'im/rs, h niellre III («uvre le i)lan de celte histoire, mais celte ébauche, ([uoitjiie assez longue, car elle ne remplit pas moins d'un volume, ne lui siiflisani pas. il songea ;i la (lt''velopper dans un ouvrage plus im|iorl;inl. k Ce (|ui nous nianijne le plus, dit il. c'est une hisloire grecque el une Iiisidire riunaine. Si ou me jugeait capable (I un paiMMl ou\ r.igi', el ipie Dieu nie donnai assez de s;inl('' pour reiil!'c|ii'eii(lre, à (li''l';i iil d'un ineillenr diix rier. je m en cli;irgerais \(i|oiiliers. (juainl j'.iiir.iis ;iclie\i'' l'clui que j'ai entre les

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