bi(l., l. IV, Avcrlissemciil
A riiisloirc, se joif^-ncnt natiirellGmeiit la géographie et la chronologie. lloUin les i-ecommande avec d'autant plus d'insistance que leur étude n'offre, dit-il, aucune difficulté et n'a pas besoin de raisonnement. Le maître peut même rendre la géographie attrayante en donnant sur les lieux que l'on étudie, sur les mamrs des habitants, sur les curiosités du pays, des détails intéressants. Cette science, au temps de RoUin, était plus avancée que l'iiistoire; des géographes de talent, Sanson, Delisle, Lenglct-Dufrcsnoy, Banville, géographe du roi et ami particulier de RoUin, publiaient des travaux importants; Rollin les mit à contribution et se servit surtout des mémoires que Banville mit à sa disposition.
Le bon Recteur ne réclame, pour mettre les enfants en état d'être parf'ailemenl instruits en géographie, qu'un quart d'heure par jour \ C'est une connaissance obtenue à peu de frais, et nous doutons fort qu'on y parvienne aussi facilement.
« Un autre moyen d'apprendre la géographie moderne, dit Rollin, c'est d'engager les enfants à lire quelquefois en famille quelques pages de la gazette, et de les obliger à montrer sur la carte les différents lieux dont il y est parlé. Tout cela n'est point une étude, et cependant cela leur apprend la géographie d'une manière plus durable que toutes les leçons réglées qu'on leur en donne dans les formes. Ce que je dis ici suppose que les enfants ont dans leur chambre des cartes de géographie; c'est à quoi l'on ne doit jamais manquer. Je ne sais s'il serait impossible d'en mettre aussi dans toutes les classes'-. Il suffirait d'avoir une mappemonde en grand, avec des cartes de l'empire romain, de la Grèce, de l'Asie Mineure et quelques autres pareilles. La dépense n'irait pas fort loin, et elle pourrait tomber sur les écoliers parce qu'il faudrait renouveler ces cartes de temps en temps. Je sais que cette pratique a été mise en usage dans quelques collèges avec succès ^. »
En fait de chronologie, Rollin est peu exigeant : « Peut-être aussi, dit-il, pourrait-on ajouter deux tables de chronologie, dont l'une descendrait jusqu'à Jésus-Christ, et l'autre jusqu'à nous. Cette étude de la chronologie se joint naturellement à