‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 232 sur 319 · Trailé, t. IV, p. Go · texte numérisé non relu

Trailé, t. IV, p. Go

Importance de l'histoire sainte pour Rollin. — Tout y est vrai et ne peut être révoqué en doute. — Prophéties confirmées par les faits. — Interprétation que l'on doit donner aux figures de l'Écriture sainte. — Figures du Sacrifice d'Abraham, de Jonas, de Joseph. — Longs détails et scènes scabreuses qui ont empêché d'enseigner l'Histoire sainte à la jeunesse. — Abrégé de cette histoire demandé par Rollin et composé par l'abbé Fleury. — Éloge qu'en fait Rollin.

On pourrait s'étonner que Rollin n'ait pas commencé l'histoire ancienne par l'histoire sainte : n'est-elle pas la première de toutes et la plus importante aux yeux du bon Recteur? Elle l'est en effet, et même à un tel point qu'il la met en dehors des autres et la considère non seulement comme le complément, mais encore comme la base indispensable de toute bonne éducation. « Tandis que les autres histoires ne renferment, dit-il, que des faits humains souvent pleins d'incertitude et de contrariétés, l'histoire sainte est celle de Dieu lui-même, de l'être souverain. Le livre qui nous fait part de toutes les merveilles accomplies par lui est le plus ancien livre du monde, et l'unique avant la venue du Messie, où il nous fait connaître ce qu'il est, ce que nous sommes et à quoi il nous a destinés*. »

Là, tout est vrai, quoique enveloppé de mystères; mais ces mystères s'imposent à notre foi, venant de Dieu qui ne doit pas se découvrir entièrement à notre intelligence humaine, quelque

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