‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 233 sur 319 · Traité, t. III, p. 14G · texte numérisé non relu

Traité, t. III, p. 14G

HISTOIRE SAINTE 3o3

vive ot cultivée ffu'ell(> soit. Il se manifeste cependant par les miracles, les prophéties et les figures qui, sagement interprétées, nous montrent ses desseins sur l'humanité tout entière dans le petit peuple qu'il avait choisi pour en être le dépositaire et le théâtre.

Hollin énumèrc avec complaisance les miracles les plus éclatants : le feu descendu du ciel sur les villes criminelles; les dix plaies d'Egypte; 16 passage de la mer Rouge; les habits et les souliers conservés entiers sans être usés pendant les ({uarante ans passés au désert; 185 000 hommes foudroyés dans une nuit sous les remparts de Jérusalem, etc. (( Tous ces prodiges, dit il, ne peuvent ùUv ignorés par les plus stu]tides ni révoqués en doute par les plus incrédules '. »

Il en est de même des prophéties annonçant longtemps d'avance les événements les plus importants de l'histoiiv. Telle celle de Daniel « marquant dans un détail merveilleux le temps où le Messie doit venir, où il sera mis à mort, et les suites de cette mort, celle d'Isa'ïe relative à la prise de Babylone par Cyrus <leux cents ans avant sa naissance, et à la délivrance de Jérusalem sous le règne d'Ezéchias '-. L'a<-('omplissement des prophéties sous les yeux du peuple leur donnait une autorité légitime h la(|uelle s'ajoutait la certitude entière que Dieu les avait inspirées aux prophètes, et que tout ce <|ui avait été rt-véN' jtour des temps plus reculés s'accomplirait aussi infailliblement ([ue <■(' qui était pH'dit pour un tenqis plus voisin '"'. » (l'est ainsi que les livres des prophètes ont été regardés comme des livres <livins.

Les ligures, si nombreuses dans l'Kcriture sainte, n'attestent pas moins que les proi)h(''ties la vérit('' et la sublimité de la religion. (( Saint Paul, dit llollin, di'clarc en l('i-m{\s clairs et prt'cis <iue ce (|ui atii\ ail aux Juifs leur arrivait en ligure ; ainsi quand la tradition ne nous (h'couvrirail pas ce (|ue signilie l'action d'Abraham prêta sacrifier Isaac, la raison seule, j'entends dans un homme ('clairé de la foi, suffit pour nous y faire r(>contiaître la cliai'ité du Père Ktei-nel (|ui a aimé les ln)mmes jus(|uà donner pour eux son lils nnii|iii'. »

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