QUE M. ROLLIN A TENUE A LEUR ÉGARD
Nous soussignés, boursiers du collège de Beauvais, atlestons que M. RoUin, notre Principal, a toujours eu un soin particulier de nous porter à la piété par de touchantes et fréquentes instructions; qu'il a établi parmi nous une exacte discipline, et a fait en sorte que nous employassions utilement le temps à l'étude; qu'il a fait soutenir des thèses et procuré des répétitions à ses dépens à ceux qui se sont trouvés parmi nous en état de paraître ; que messieurs les professeurs ont concouru aux bontés de M. Rollin à notre égard, et ont pris autant de soin de nous que des autres ; que M. Rollin a fait en sorte que nous vécussions en bonne intelligence avec messieurs ses pensionnaires, qîii nous ont toujours traités avec beaucoup d'honnêteté; que dans des actions d'éclat il nous a fait passer devant eux, comme il arriva dans la visite de M. le Recteur, où il dit tout haut qu'étant les enfants de la maison, il était juste que nous eussions l'honneur de parler les premiers ; quand quelquesuns de nous ont eu des prix, il a fait faire une fanfare pour les enfants de la maison ; mais il ne s'est pas contenté de ces marques de bonté; il a secouru libéralement tous ceux qui se sont trouvés dans le besoin; il n'a pas attendu qu'on lui ait rien demandé; il a toujours été au devant, et a fourni à plusieurs du pain, des habits, des souliers, etc. Dans les maladies, il n'a rien épargné pour les médecins, les remèdes et les bonnes nourritures. Enfin, nous ne pouvons oublier que dans la chère année, la plupart de nous n'auraient pu subsister sans le secours de sa charité, à laquelle il n'avait pas mis de bornes. Après cela il faudrait que nous fussions les plus ingrats de tous les hommes, si nous étions insensibles à tous les