Dt'lin, (h'iairx, t. 1, p. 'iS
Persévérant dans ses convictions religieuses, il ne voulut, à ses derniers moments, faire aucune concession, el ce fut avec beaucoup de peine qu'on décida le curé de Saint-Étienne du Mont à recevoii' son corps àTéglise '. Il était simple clerc tonsuré.
A Coffin succéda en 1749, comme Principal de Beauvais, Paul Hamelin, professeur de philosophie au collège des Qualre-Nations. Son administration, qui n'a rien laissé de remarquable, dura jusqu'à l'expulsion des Jésuites en 1762. A cette époque, le collège dut céder tous ses bâtiments de la rue Saint-Jean-de-Beauvais au collège de Lisieux, qui occupait l'emplacement où l'on construisit l'église de Sainte-Geneviève, affectée plus tard sous le nom de Panthéon à la gloire des grands hommes. Tout le personnel de Lisieux se transporta au collège Louis-le-Grand, resté inoccupé depuis 1762 2; maîtres et élèves en étaient enchantés, mais leur joie ne dura guère; ils se considérèrent bientôt comme disgraciés, isolés dans cet immense bâtiment, et usant de l'influence de leurs supérieurs, ils obtinrent que les Beauvaisiens prendraient leur place à Louis-le- Grand, et qu'eux-mêmes s'installeraient dans le glorieux collège qu'avaient illustré Hersan, RoUin et Coflin.
Louis-le-Grand devint le siège de l'Université, et les bourses ainsi que les revenus des 26 petits collèges y furent réunis 3.
On changea la plaque fixée au-dessus de la porte du collège de Beauvais et l'on y mit une nouvelle plaque portant cette inscription :
COLLEGIUM LEXOVIENSE
D'autre part, faisant droit au vœu légitime des émigrés de Beauvais, on inscrivit sur la porte de Louis-le-Grand :
Collegiitm Ludovici magni
in quo academiœ Parisiensis œdes alumnique
et collegium Dormano-Bellovacum
ex munificentia Ludovici XV
régis dilectissimi, 1764''.
Le grand collège ainsi organisé subsista jusqu'à l'époque de la Révolution française. On y suivit le règlement du collège de Beauvais et les études y furent dirigées suivant les préceptes du Traité des Études.