Chapotin, p
collrue de Beauvais pondant quarante ans. II était plus qu'octogénaire et accablé dintirinités quand il obtint du Parlement, comme coadjuteur, Nicolas Boutillier, [)rètre du diocèse de Noyon, précédemment sous-principal du collège du Plessis. Boutillier n'attacha son nom à aucun acte important, et on ne le connaît guère que pour avoir fait à, son tour accepter comme coadjuteur Jean Vittement, un des membres le plus justement estimés de l'ancienne Université, et pour avoir conservé son titre de Principal alors que Rdlliii ' et ('itllin administraient avec succès le collège en rjualité (II' coadjnlciiis. Coffin était, comme IloUin, janséniste convaincu, mais assez [trudent pour ne pas se compromettre. Son rare méritf lui ouvrit le chemin des Innineurs.
En 1718, l'Université l'ayant élu Recteur, il eut occasinn d'illus- Irer son rectorat par l'établissement de Vinstriiction (jratuHe. Jus- ((u'alors, comme nous l'avons indiqué en parlant de l'organisation de rUniv(.'rsité, les écoliers payaient directement à leurs maîtres une modique rétributinn ; mais outre la déconsidération que ce salaire ainsi perçu jetait sur les maîtres, le peu qu'il produisait rendait encore la situation des membres de l'Université beaucoup trop précaire. L'établissement de la gratuité de l'instruction, m assurant le traitement des fonctionnaires ii l'aide du revenu (h'S Messageries, fut donc un 1,'rand Idonfait pour les lettres et pnur Il niversit('.
Le mérite en reviiMit à Curiiii, et Holiin le lit ressortir dans h' iiiagni(i(|ue discours ([u'il luniiniica à cette occasion. Toute l'assislaiice, disent les mémoires du temps, y applaudit. Itullin y indi(|Mait les réformes à faire, et l'on sait que le Traité dus Etudes n'est que le (lévcldppciiient des idées e.xpnsées dans ce discours.
La cliaiité de Col'lin é-tait égale à sa piété-; bienfaisant pour tons ciiix i|iii s'adressaient à lui, il s'attacha principalement au collège (je Meauvais (ju'il aimait, dit S(in biographe, d'une tendresse paternelle. Il lui légua uiu; S(tmme très ((Oisidérable à cette épo(|ue, et ses rei,'islres font foi que pentlaiit son Principalat il donna |)lus de •joooo livres, soit pour les bûlimenls, soit pour la chapelle, soit pMiir la iiniiiiihii'e des lioiiiNiiM's ; el alin de ne pas abandonner celle iiiaisiin nnMiie après sa iiinil, il vouliil èlic inhumé dans la cha-
pell,.'.
' M. Cnriin, lisdiis-iKMis dans sa biiiiirapliie, a va il la taille iurdim rr, l'air noble et imposanl, des yeux jdeins de l'eu; poète sans caprice, savant sans Dstenlalion, sérieux par réilexion, mais gai par cai'actère, d'iiiic Iniineui' liMijdnrs égab-, il éjail i\'m\ comnieicr agréable '.
I. .Nous n'insistons pas sur l'adininistrulion >!<> Unliin au cnll('>p> <le Mciuvais:
nous m |iarlons lon^Miuincnt ilans la [lartic '1 Oi' .•iind- i-.iiiv;iit.'.> .i >. i \,.- \.,,,^ y
rcnvoyims le Inclrur.
•2. Col'lin, (/ùirrr.i, t. I, \>. -iH.
'■'. Voir il la tin ilo ccllo notir(> son <*|>ita|)lit> iiinijiDMf |iar l'ii'MiT.