ACADÉMIES DE PARIS AYANT LA RÉVOLUTION
Académie Française; ses débuts en 1629; confirmée en 1C35. Académie de Peinture et de Sculpture, fondée en 1G48. Académie de Chirunjie, fondée en IGOO, se régularise en 1761. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, fondée en 1063; lettres
patentes en 1713.
Académie des Sciences, l'ondée en lOtiC).
Académie d'Architecture, fondée en 11.71; jriircs patentes en 1711. Académie de Musique, fondée en 174'.».
Académie de Danse, fondée en 1741».
ACADE.MIES i>l-: l'IloVlNCE
Arles : Académie Hoijale, fondi'c en ItliiS pai' Louis \1V, iiui vtiulul [irelle fût coniposi'c de vingt genlilsliuinnies originaires et liahianls d'Arles. Klle jnuit des mêmes |)rivilèges ipie IWcadémie ■'iMiicaise, à laiiuelle le loi l'assiicia; puis il lui permit de douMer >■ nomliie de ses III i' III lues |ii lUi- rcsseui Idcr à l'-Vcadém ie KrauiNiise. •Mie se iiiainliiil Iniiglemps. IdN' atlmeitait des femmes ; Mme Desluiuiéi-es eii lit partie. (IMganiol, l. Il, p. 103.1
Amiens : .^4»;. des Sciences, lirllrs-Letlres et Arts, fondée t-n I7a0; ilisli iliuait tous les ans une méilailli' d'or de 300 livres et publiait Mil recueil.
Angers : Ac. roijalc des liellcs-LrlIrcs, l'ondée en 1737; comptait l>armi ses membres ltii|uetli, mar(|uis de Mirabeau, i|ui appartenait déjà aux académies de Marseille et de Monlaubaii; puiiliail un recueil.
Auxerre : Société des Sciences et des Itcllrs-Lcltres, des Arts et du
Commerce, fondée en 1749. Elle s'occupait surtout d'histoire ecclésiastique, d'histoire naturelle et d'a,i.'riculture. Elle possédait une bibliothèque. Soufflot, l'abbé ïrubloL étaient membres de cette académie.
Besançon : Ac. des Sciences, des Bclles-Lellres et des Arts, fondée en 17:')2; distribuait trois prix tous les ans. L'abbé d'Olivet, Lamoignnn (le .Malesherbes en faisaient partie.
Béziers : Ac. des Sciences et des Belles- Lettres, fondée en 1766, jouissait des mêmes privilèges que l'Académie Française et l'Académie des Sciences. Lalande en faisait partie. Elle possédait une bibliothèque.
Bordeaux : Ac. des Sciences, des Arts et des Belles-Lettres, fondée en 1712, distribuait tous les ans un prix de physique de 300 francs. Le cardinal de Richelieu en était protecteur.
Brest : Ac. de Marine, fondée en 1752. Elle était très importante.
Caen : Ac. Royale des Belles-Lettres, commencée en 1652, confirmée en 1702 ; distribuait tous les ans un prix d'Économie politique de 300 francs.
Châlons-sur-Marne : Société littéraire, fondée en 1736; s'occupait de recherches sur l'histoire naturelle, civile, ecclésiastique, politique de la Champagne.
Clermont-Ferrand : Ac. des Sciences et des Arts, fondée en 1747.
Dijon : Ac. des Belles-Lettres, fondée en 1694. Académie importante ; distribuait des prix. Le Prince de Condé en était le protecteur. Buffon, Lalande, Voltaire, Daubenton, Greuze en faisaient partie.
Lyon : Ac. des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts, fondée en 1778 ; distribuait chaque année des médailles de 300 livres sur des sujets de Mathématiques, de Physique, et sur des sujets d'Art alternativement. Elle admettait des femmes.
Marseille : Ac. Royale des Sciences et des Belles-Lettres, fondée en 1726; associée à l'Académie Française. Le duc de Yillars en était le protecteur. Mirabeau, Voltaire en faisaient partie. Distribuait des médailles de 300 livres pour pièces de vers ou des sujets en prose.
Metz : Société Royale des Sciences et des Arts, fondée en 1760, et protégée par Fouquet. Elle s'appliquait à l'étude de l'histoire militaire et civile, à la topographie, à la numismatique de la province; elle distribuait des médailles de 400 livres.
Montauban : Ac. des Sciences et des Belles-Lettres, fondée en 1730. Distribuait des prix d'éloquence de la valeur de 25 pistoles. Le Franc de Pompignan, le marquis de Mirabeau, le maréchal de Richelieu en faisaient partie.
Montpellier : Ac. des Sciences, fondée en 1706, associée à l'Académie des Sciences de Paris et considérée même comme une extension de cette académie, privilège dont seule elle jouissait. Elle publiait des mémoires imprimés à la suite de ceux de l'Académie des Sciences de Paris; elle distribuait des prix de 300 livres. Déparcieux, Linné en faisaient partie.
Nancy : Société Royale des Sciences et des Belles-Lettres, fondée en ITIil.
Nimes : Ac. Royale, fondi'-e i-u 1(J82; jouissait des mêmes privilèges que l'Académie Française.
Pau : Ac. des Sciences et des Beaux-Arts, fondée en 1720; distribuai! Ions les ans une médaille d"or.
La Rochelle : Ac. Royale des Belles-Lettres, fondée en 1702; avait les mêmes statuts que rAcadémie d'Angers; elle publiait des recueils.
Rouen : Ac. Royale des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts, fondée en 1744.
Soissons : Ac. Royale, fondée en 1644, associée à l'Académie Française.
Toulouse : Ac. des Jeux Floraux de Clémence Isaiire, fondée vers lîJOO; admettait des femmes. Elle donnait aux poètes couronnés le titre de maîtres es jeux florau.x, distribuait tous les ans cinq prix : une amaranthe d'or de 400 livi'es pour une ode, une églantine d'or de 4îi0 livres pour un discours, une violette d'argent de ^ijO livres pour une épître, un souci d'argent de 200 livres pour une églogue, un lis d'argent de 00 livres pour un sonnet ou une hymne. {France littéraire, t. I, p. 137.)
Toulouse : .1';. des Belles-Lettres, des Inscriptions et des Sciences, fonilér en 1692.
Toulouse : Ac. de Peinture, de Sculpture et d'Architectitre, fondée en 172<).
Troyes : ^Ic. des Sciences, des hiscriptions et Belles-Lettres et des Arts, l'ondée en 1744.
Villefranche-en-Beaujolais : Ac. des Sciences, Belles-Lettres et des Arts, fondée en lO'.Lo.
Les ordres religieux conijdairnt ausssi quelques académies :
Juilly : Ac. Roy<de, instituée dans le collège de l'Oratoii'c.
Riom : Ae. Royale, instituée dans le idllèL'e de l'Oratoii'e.
Académies des Jésuites. Il y en avait pour les classes élevées avec ]irésidenls, cons(!illers, assesseurs. Les Jésuites adoraient Inut ce qui avait un api)areil tliéAtral. Il est certain (|ue si ces sortes d'institutions animaient les études, donnaient du ressort aux esprits désireux de se produire, elles favori saie ni l'orgueil, l'ambilion, viees peu en rapport avec, l'Iinmililé elirélieiiiie, mais e'étail un exeidient moyen di' pr(qiagande.
Ac. janséniste de Palaiseau, roinii'-e en 1721i. Là se réunissaient les éniinents jansénistes, après la desiruction des lù'oles. (Uuiciieral» t. II. p. 274.)