SONNETS DES REGENTS MARIES CONTRE LE CÉLIBAT
Premier sonnet : A M'''' le Chancelier.
Illustre chanceliff du jilus i;r;iiiil roi du luonde, Oracle de nos lois, merveille il;' rius jours, C'est ù votre l»ontr ([ue nous avons recours, C"fst sur votre ('(juilr t\n<- notre espoir se fonde.
Kn vain l'air se noircit, en valu l'tjraire uronile, En vain nos ennemis, ù vos cris toujours sourds, Peuvent nous étonner par leur ample concours Pourvu iju'à nos clameurs votre lionté réponde.
F.e droit et la l'aisoii snllirilml pour nous Kt nous fontespérrr un rri^lfuicnt de vous Qui vengera rallroiil <|u'ou lait au mariaue.
Mais iiu('li|ui' liruiciix \<n\w iiiiii> (|u"(ii sidl l'événement. On aura priuc à croii-c ,i|irés un Id outraur Qui' tout notri' |ii''clié nr suit (|u"uii sairemrul.
I,r second siuiurl .1 pour tiln' :
Au Roy sur les vexations que les professeurs célibataires
font souffrir aux professeurs mariés
dans la FacultO des arts.
(irand Hoi, donl |,i >,i;,'i'ssi' éL;;di' li' i-ouraue, l.e plus Juilicirux l't le plus yraud di's rois, ('outre les cnniniis des lois du mariai^e Nous venons iiiiplnin- ri''i|uili'' di' vos lois.
Vengez un sacrement ù qui l'on fait outrage; Tout l'état vous convie à défendre ses droits, Même intérêt nous joint, même nœud nous engage. Et qui blâme nos vœux condamne votre choix.
Vengez-vous, vengez-nous d'une telle entreprise. Si Rome au célibat assujetit l'Église, Vous savez démêler vos intérêts des siens.
Soyez donc favorable à votre propre cause.
Si vous nous condamnez au joug qu'on nous impose,
Il faut au célibat forcer tous les chrétiens.
De Votre Majesté les très humbles et très obéissants sujets, les professeurs mariés de la Faculté des Arts.