‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 49 sur 319 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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ouvrage. Et nu Vwu que ci devant je lui offrais seulement mes observations, toujours soumises à son jugement, j'ai été obligé ici de prendre sur moi, par rapport aux additions et changements qui ont pu me paraître nécessaires. Que je serais heureux si je pouvais recueillir le double esprit de cet homme admirable, et destiné par ses ordres, et ce me semble par ceux de la Providence, à continuer son ouvrage, retracer au moins une ombre do ses talents et surtout des sentiments de religion qui en étaient l'àme! Au moins puis- je protester solennellement que dans la carrière où je commence d'entrer je n'écarterai jamais ma vue de dessus cet excellent modèle'. »

Crévier tint (idèlemont sa promesse. 11 termina avec le i)lus grand soin l'anivrc de son vénéré maître, accueillant, comme lui, des récits plus ou moins authentiques avec une bonne foi, une sincérité parfaites, mais non avec ce charme de style que Rollin répandait dans tous ses écrits.

Ses dernières années furent encore attristées par des pertes cruelles. Duguet qui eut sur hii une si grande iniluence, Duguet dont il demandait et suivait les conseils avec une soumission justifiée du reste par la science profonde, la sagesse et la bonté que lui reconnaissaient tous ceux qui rapprochaient, Duguet s'éteignit en \1'A'2. Sa mort affligea d'autant plus Kolliu qu'on répandit, dans un esprit de dénigrement, le bruit qu'il avait été sujet à des obsessions.

Madame Mol, sa nièce, ayant |)rié Kollin delà renseigner au sujet de cette calomnie, il hii i(''p(»ndil en tei-mes (|ui témoignent ses regrets, son afllidioii el ipii afiirinent la solidité (res[)rit que Duguet avait conservée jus(|u'à ses derniers jours. (( Depuis (|ue nous avons eu le malheur de le perdre, dit il. je sens ci'oili'e en ni(ti. Ions les jours, de phi> en plus, le res|i('cl et la reconnaissance donl j'.ii ioujiuu's ét('' péin-tré à son t'-gard. Quant à l'autre aiticle siu' Icipiel vous me |)riez d(> m'expli tjuer (il vent |).ii'lii' de linlellincnce alTaiblie de Dimneli, je suis persuadé' (|ue personne ne la vu dans ces derniers lenips (|ui n'ail reconnu en lui, avec ('lonneinenl, la nuMue forée (»l pii'senee d'espiil. l.i même vivaeih'- (rimaginalion, la nn'ine étendue el liih'lili'' de nii-inoire, la niiMue soliditi- de jui;enii'nl,

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