‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 5 sur 319 · Oiilisriilrs. I. 1, p · texte numérisé non relu

Oiilisriilrs. I. 1, p

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l'a,:;i-(''iii('iil (lu coi. en |',i\ciir de llnllin. Ollc -iir\ i\ ;iiic(' îiy.'iiil pi'is lin ;i l;i iimil ,\r I|it<;iii en I7:i'i. llnllin ilcvinl lit iil.iirr de l;t cli.'iiiT. ijuil iiiii>rr\ .1 jiis((ir;i ■-;i iiidiI.

Il lui iiiulV^M'iir ;iiissi rciii;in|ii;il)|r ((u'il .•i\;iit r\v l'-li-vc iiiodi'lc. Les ((iiiscils s;i^(>s et |)i'ali<|iic.s iiii'il <N»Miic aux ri'^^ciits dans le Trdilr des h'Iades ne siml (|U(' la rcprodiiclioti de ce (|u'il l'aisail dans sa classe. (( Ouoiiiuc jruno,('t s'adrcssanl à dos jeunes ^cns (U''j;i gi-auds, il exeirail sur nous, dil (;i-('\ icr. une auloi'ili'' (|ne son savoii'. sa iionh-, sa sollicitude jioui' in)us tous l'cndaiciil miu\ crainc. I^a discipline, condition indi>prnsal)le du travail et des proj^rès dans un collèfjic, n'avait jias Jjesoin d'être ri.i;()Ui'euso, aucun de nous ne son^^eant à l'in- (|ui(''ter ou à lui d('so|irir ; nous raimions autant (pi'il nous aimait. Avec (|uel empressement il encourageait nos ellorts et faisait valoir en pul)lic nos travaux dans ces e.icrcircs qu'il dirigeait avec une habileté merveilleuse! Il ('dait entouré d'estime et d'afl'ection. Sa mère en jouissait pleinement : elle était surtout sensible à l'intérêt que les plus grands personnages lui témoignaient, cl il était, à son tour, heureux du bonheur de sa mère. 11 lui conserva toujours le même respect et la même tendresse que pendant son enfance. Quand elle venait le voir pendant la classe, elle >' entrait, et Rollin la recevait avec un empressement affectueux. C'était un jour de fête pour les écoliers qui étaient en faute, car il la lendait maîtresse de faire grâce à quiconque en avait besoin. » Crévier ajoute, en parlant de lui-même : « Il m'a dit plus d'une fois ([u'une des raisons (jui le portaient à m'aimer, c'est qu'il me voyait fidèle à remplir les devoirs d'un bon fils envers ma mère '. ))

Quoique jeune, sa réputation se répandit bientôt dans le monde universitaire, et la Faculté des Arts, qui depuis de

1. Ce trail louchant de bonté et cratTection filiale nianqnedans les noies qui accompagnent l'éloge de Rollin par De Boze : Crévier, auteur de ces notes, les avait cependant données dans un manuscrit que les frères Estienne. éditeurs des O/tusciiles. devaient reproduire; mais (|uelques détails relatifs au Jansénisme les eirrayêrenl probablement, et ils les supprimèrent. Heureusement, ce manuscrit précieux n'a pas été détruit; une copie fidèle en a été faite par Leroy de la Marche, et c'est sur ce document authentique que nous donnons et que nous ilonnerons, sur Rollin, des détails du plus haut intérêt. Nous devons celle bonne fortune àM. Gazier, professeur à la Faculté des Lettres de Paris, qui a bien voulu nous confier la copie de Leroy de la Marche, dont il est possesseur.

SES ANNKKS Dlù PIlUFKSSuKAT 13

loiifj;ii('s années avait riioniicur et la charge souvent bien lourde de célébrer par de pompeux élog^es les principaux faits de chaque règ-iie, ne tarda pas à choisir Rollin comme l'orateur le plus digne de la représenter.

jji Hi88, alors que le Daupliin, qui avait dicigé le siège, sttail, grâce à Vauban, emparé de IMiilippsbourg, Uollin, en parlant de cette victoire, tra<;a un tableau qui pourrait s'appliquer à ce que nous avons vu et souffert en 1.S7U-71 : Gmiianiis iiinncmor velerum cludium, lisons-nous dans ce discours, nitt /lolius nimis corum memnr, cicfjro retur/jurre oculos vide/jaliir nd hduc nosiram (uiliiaui scrundis rrhiis /loretilissunaw, mœrensrjuf respi'Clabal ad illa opiiuln quondam sua. Hœc aulem inlucns, uobhcum opliin- hidliiin , clnm farnre coitiones , iuire bclli sorletalem ndcrrsus nos : (îcnnanUr jjrinripfs vel innr/nificis liroiiiissis, vel citam pravis arlihus in suas parles atit potius in snuin furorcm canari aUirere^.

A cette ('•po(|nc. rilalie s'était également déclarée notre cunetnic. ibillin le rappelle avec donleiM". et lui rej)roche son ingratil ude ;i r(''L;ai'(l de l.i l'iain-e ipii Tavait défendue et secourue tant de l'ois : Ifi-cuUnc ijumjw arnica /hnna {ilnlenter 7))nr/is ipidin conUtnadinsi- hxpitiv , /lama, loties rrguiii ntislroruin drfriisn (innts, ritimilahi hfin-jiciis, nurla iiiunrrihiis, llnnia ipsius /jtiliicici piis ronsillix anrpiilirnUi iiiijter, iln a nnhis a/ta lii'anri cl ila aijrre ia rcrp-in '.'■'

A Louis .\1\' sulistiluiuis Napoli'on III agrandissant le i'o\ ;miuic d'I talie parled(Ui de deux iinpoi'Ianles provinces, la siliialiou esl la même à deux cents ans de dislance. La lin de la guerre doul Uollin relr.ne un si \i\aiil tableau fui alor^. heu reusenieni jiour la l'Vauce, plus glorieuse et plu> proljlable qu'(>n LS7(L La \iiloirc reuqiorb-e par le hauphin am-anlit lin soleuce il les espérances de r.Mleniague, el l'on s'associerait ih* grand c(eur aux ('loges donut's an haïqihin, s'il ?ie s'y mêlait nue exa^craliou. acce|t|i'e, nous lexduhuis bien, dan-' Ions les panégyri(pies, mais (pii, dans celui ci, comme dans |»resque Ions ceux pionouci's par Ibdlin, dépasse la mesure. (!«• ne sont (lueNcIama! ious : O diipnini latins orhis sprctacnlum! (lom|>n

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