‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 52 sur 319 · Opuscules, t. II, p · texte numérisé non relu

Opuscules, t. II, p

montrèrent récalcitrantes. Rollin, qui en était un des membres les plus importants, n'hésita pas à entrer dans la lutte, et il la soutint malgré son peu d'espoir de triomi)her.

« Ce n'est point ici le lieu, dit Crévier dont nous reproduisons une note supprimée dans les Opuscules, de raconter quelles mesures furent employées pour obtenir, ou plutôt pour extorquer de la Faculté des Arts une apparence de conclusion d'après laquelle l'appel fut révoqué! ))

Les mesures prises furent de choisir, à la prochaine élection rectorale, une personne favorable à la révocation de l'appel. On y réussit en faisant élire le jeune prince Armand de Hohan- Ventadour, qui n'avait que vingt deux ans, contrairement au règlement de 1G70 qui excluait du rectorat tout candidat audessous de trente ans '.

« La nomination de l'abbé de N'entadour, depuis cardinal de Soubise, au rectorat-, fut le signal que tout était prêt pour l'opération ardemment désirée i)ar les partisans de la (Constitution, et que l'orage allait éclater. M. Hollin ne voulut prendre aucune part à cette élection ; et, avant (|u'on y procédât, il se retira de l'assemblée. Il ne fut pas possibh^ de l'engager à rendre visite et à faire compliment au nouveau Kecteur. Quoique tous les autres membres de la Faculté regardassent comme sans eons(''i[n(Micc cette politesse, M. le cardinal de llojian souhaitant fort (|ue l'élection de son neveu ne parût pas avoir contre elle un suffrage d'un aussi grand poids, fit agir plusieurs des amis de Hollin pour lo prier instamment de reni|ilir ce devoir de bienséance, «pii leur paraissait indispensable. \L Rollin demeura inébranlable.

« C.ommcnt veut-on, me disait il à ce sujet (c'est Crévier qui raconte'), (|ue j'aille faire compliment à un iiecteur tpii ne

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