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KoUin (jLie l'homme de Icllres, le ministre craignant comme des reproches adressés à lui-môme les louanges qui se donneraient à la vertu de celui qu'il n'avait jamais aimé'. » Le discours prononcé par le secrétaire de l'Académie des Inscriptions fut digne de Uollin. Il lit ressortir dans un style excellent le mérite de celui dont l'Académie déplorait la porte.
« Rollin, n'ayant en Franche-Comté que des i)arents fort éloignés qu'il ne connaissait pas, avait pensé d'abord à laisser par testament le peu de bien qu'il possédait pour soulager ceux qui souffraient pour la cause de la vérilé, et (ju'il avait toujours compris dans ses libéralités durant sa vie. Mais ses bontés pour moi, dit Crévier, appuyées des conseils de M. d'Asfeld, l'ont déterminé à changer cette disposition et à me faire légataire universel, héritage bien glorieux pour moi, mais dont la portion la plus précieuse serait une partie de son esprit si j'avais été assez heureux pour la recueillir -. )>
Le modeste bien dont parle Crévier ne lui revint pas tout entier; car Rollin légua à la communauté du collège de Beauvais loOO francs en fonds qu'il avait, dit-il, constitués en rente sur le dit collège, avec prière qu'on voulût bien se souvenir de son frère et de lui à la messe de la Saint Charles.
Son testament renfermait aussi un legs en faveur de Mme Delafosse, (( en qui, dit le testament, Dieu a opéré un miracle célèbre ^))
Aucune épitaphe ne ligura et ne put tigurer au cimetière sur sa modeste sépulture. Mais Coffin eut soin d'en faire graver une sur pierre dans la chapelle du collège de Beauvais. Il com-