‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 67 sur 319 · ADMINISTRATION GENERALE DE L UNIVERSITE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION GENERALE DE L UNIVERSITE

de présence aux funérailles des princes et aux processions extraordinaires de l'Université; les fonctions elles-mêmes étaient gratuites.

Sous le règne de Louis XIV elles cessèrent même d'être aussi indé[)endantes que par le passé. Avant d'être candidat il fallait avoir l'assentiment du roi. « Nous ne voulons pas, dit Poncliartrain écrivant au nom du roi à Pourchot, syndic de l'Université, que le S"" Ciodeau (il était Janséniste) soit continué dans ses fonctions rectorales; notre intention est que vous fassiez choix d'un autre sujet; si n'y faites faute, car tel est notre bon plaisir'. »

Voilà donc le plaisir du roi substitué à l'indépendance et aux droits de l'Université. Nous sommes loin de l'époque où Jean Gerson, député de l'Université aux conciles de Pise et de Bàle (1394 '141."i), terminait le schisme d'Occident et faisait décréter la suprématie des conciles généraux sur l'autorité du Souverain Pontife ; où Henri II, roi d'Angleterre, consultait l'Université comme arbitre dans son différend avec Thomas Becket, archevêque de Cantorbery.

L'autorité royale, à mesure qu'elle s'était accrue et consolidée, avait peu à peu absorbé celle de l'Université, et cette grande corporation ne conservait, sous le règne de Louis XIV et de Louis XV, qu'une ombre de son ancienne indépendance. Toutes les fois (in'cllr \<iu[ul (ixer son choix sur des hommes peu favorables aux idées admises à la Cour, on lui fit sentir qu'elle n'avait (|u'à s'incliner devant la volonté royale. *

Le Recteur du wur siècle n'est donc plus le chef vraiment libre de la grande famille universitaire, et son aulurilé était encore contrebalancée [)ar celle des Chanceliers de ."^ainle (leneviève et de Notre-Dame (|ni sui'enl consei-ver jus(|n'en ITS!) <|uelques uns des i)rivili'ges dont ils jouissaient depuis lorigine de l'Université-. C'est ainsi (ju'iis continuèrent à |)r(''si(ier les examens de Licence dans la l'"acnll('' des arts ; à donner -culs aux candidats admis la Licence ou pouvoir d'enseigner, délire, de régenter, et qu'en vertu de l'autorité apostolique, ils confé-

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