‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 66 sur 319 · Joiu'dair., j). L'fiT · texte numérisé non relu

Joiu'dair., j). L'fiT

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lui qui sanclioiiuait los nominations ot los actes de l'Université, qui donnait le titre de maître es arts, qui présidait le tribunal de l'Université ainsi que les assemblées générales et les comires des Censeurs.

Et puis, de quel appareil son pouvoir n'élait-il pas accompagné ! Il fallait le voir avec sa robe d'écarlate violet à manches froncées, une ceinture de soie de même couleur, ornée de glands soie et or; un large ruban passé en baudrier do gauche à droite, d'où pendait une bourse à lantique , appelée escarcelle, en velours violet, garnie de boutons et de galons d'or; de plus un mantelet d'hermine sur les épaules et le bonnet carré sur la tête'. Il marchait le premier, précédé de massiers portant des masses d'argent, dans ces longues et magnifiques processions qui faisaient le bonheur de nos aïeux. « Rien de plus honorable, nous décrit Dubreuil, que la procession laquelle le Recteur fait tous les mois où il faut que tous les suppôts assistent chacun à leur rang avec tel ordre qu'il semble que ce soit un Sénat vénitien qui accompagne son duc à l'espousaille de la mer ^ » Quelquefois la procession était si longue que les premiers de ceux qui la composaient entraient à Saint-Denis alors que les derniers n'avaient pas encore quitté l'église de Saint-Etienne du Mont.

Ces imposantes manifestations étaient le triomphe du Recteur; surtout si l'on songe qu'il n'était le plus souvent qu'un simple régent ou même un bachelier menant une vie des plus obscures et des plus modestes. Rentrait-il dans son petit collège après cette pompeuse cérémonie, il se retrouvait sous les ordres du Principal. Les fonctions rectorales ne le dispensaient pas dé régenter s'il était à la tête d'une classe avant sa nomination, et sa dignité était trop passagère pour qu'il pût renoncer aux avantages du professorat.

Le Rectorat ne menait pas à la fortune, car les bénéfices que l'on en retirait étaient des plus modestes : à peine quelques redevances perçues pour le certificat d'études, les visas des diplômes de maître es arts, la A^ente du parchemin^ et un droit

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