Bibliothèque de l'Université, IIF A U, p
Censeur. — Le désordre était tel dans l'Université au xv" siècle que, dès 1432, il y eut une réforme ordonnant que les nations choisiraient tous les ans quatre maîtres bacheliers ou licenciés qui, sous le titre de Censeurs, visiteraient les collèges et pédagogies pour en réformer l'administration, la discipline et renseignement '. Cette fonction a continué jusriu'à la Révolution. L'élection des Censeurs se faisait dans les mêmes conditions que celle du Procureur*. Ils étaient chargés de veiller à l'observation des statuts de la nation, au maintien des bonnes mœurs, de l'ordre, de la discipline dans les collèges et les pédagogies qui dépendaient de la nation; ils tenaient le registre des inscrii)tions pour lo baccalauréat, réclamaient les certificats d'études, tenaient également le registre des élections universitaires, éliminaient les électeurs qui n'avaient plus droit d'élection, inscrivaient les nouveaux électeurs, recevaient les réda mations, et conservaient les clefs des écoles de la nation ^ Ils présidaient l'examen de Licence es arts. Dans un autre ordre d'attributions, un édit de lo7() institua (piatre censeurs, qinihior viri, pour l'examen des livres qu'il était défendu d'imprimer et de vendre sans leur permission; l'Université nommait les Cen seurs, mais en \i)2ï les quatuor viri furent spécialement choisis dans le sein de la Faculté de théologie et nommés par le Chancelier; de là cette formule (pic l'nii ti-ouve dans les ouvrages imprimés à la lin du xvn'^ et du .\vui'= siècle* : « .l'ai lu cet ouvrage par ordre de M. le Chanceliei' et n'y ai ri(Mi Innivt' qui| s'opposât à l'impression )>. Les (Censeurs recevaicnl une pension de l'Etat '\
Prieur. — Cette charge ii'exislail (in'au collège (rilai'i'oiiii. Les attribulious du l'rieur ressemblaient beaucoup à celles du Censeiu' dans les autres collèges; sa nomination annuelle t'-tait faite parles lioui'siers ; il avait Tin liMidanct^ de la clia|ielle et du culte; il contrc'ilait les dt-peiises et les receltes du l'rocurcur, surveillait les ('tudes et con\oquait,à la mort du l'roviseui", les gi'ands boursiers pour en clmisir un autre''.