‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 72 sur 319 · Crrvi.T. I. IV. p. ISI · texte numérisé non relu

Crrvi.T. I. IV. p. ISI

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118 OIUIANISATKJN DE L UNIVERSITE

Le Prieur était choisi ])armi les boursiers tiiéologiens et nommé par eux. II touchait par semaine vingt deniers de plus que les autres en considération de sa charge.

Questeur ou Jiecevcur. — 11 était préposé à la perception et à la dépense des revenus de sa nation ; il rendait comj)te de sa gestion à la fin de l'année et pouvait être prorogé dans sa charge s'il s'en était bien acquitté. Sa nomination appartenait, comme celle des autres officiers, au Recteur assisté des Doyens des Facultés supérieures et des Procureurs des quatre nations.

Prélat de nation. — Cet officier académique n'était pas souvent un évêque mais un simple ecclésiastique honoré du titre de Prélat et chargé de célébrer les offices particuliers de la nation à laquelle il appartenait'.

Messagers. — Au-dessous des officiers dont nous venons de parler, chaque nation avait, comme attachés à son service, des messagers qui ne laissaient pas d'avoir de l'importance -. Leur emploi était des plus utiles. Ils servaient en effet d'intermédiaires entre les étudiants et leurs familles habitant la province ou les pays étrangers.

Pendant tout le mojen âge, et même au xvu'^ et au xviiie siècle, les moyens de correspondance étaient très difficiles et très coûteux. Une fois à Paris, un étudiant n'aurait pu donner de ses nouvelles à ses parents, en recevoir des lettres et de l'argent, si l'Université n'avait eu l'heureuse idée d'instituer de grands et petits messagers. Ces derniers appelés aussi messagers volants parcouraient les diocèses, les provinces du royaume et les pays étrangers pour y porter les lettres et en rapporter les réponses et les paquets qui leur étaient confiés.

Leur nombre était illimité; il variait pour chaque diocèse suivant le plus ou moins d'étudiants qui en étaient originaires. Rouen en avait six, Rlois trois, d'autres un seul'.

Les grands messagers étaient des sortes de banquiers de qui dépendaient les petits. C'était chez eux que se centralisait le service fort important des lettres et des commissions, et que les étudiants allaient retirer ce qui leur était destiné.

Les nations choisissaient ordinairement comme grands mes-

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