Jourdain, Histoire de VUniversité, p
sagers des marchands accrédités et assez riches pour faire des avances aux étudiants.
Comme ils jouissaient des exemptions et des privilèges accordés aux suppôts de l'Université, leurs charges s'étaient multipliées soit par des concessions trop faciles, soit par la fraude. Charles IX édicta qu'il n'y en aurait qu'un pour chaque diocèse et 108 pour tous les diocèses étrangers envoyant des écoliers à Paris. Ces dispositions furent respectées par Henri IV et par ses successeurs jusqu'à l'époque (1719) où les messageries passèrent entre les mains de l'Etat.
Les messageries constituaient pour ITniversité le principal de ses revenus; on s'en servit d'abord pour secourir de pauvres professeurs et augmenter le piètre traitement des maîtres de la Faculté des arts.
Quand le gouvernement réunit les messageries de ri'niversité à l'Administration royale des Postes, le rendement de cette institution était considérable; rp]tat en se l'appropriant accorda à iTniversité une indemnité sufUsante pour rétribuer entièrement tous les fonctionnaires, et permettre que l'enseignement fût donné gratuitement dans les collèges et dans les Facultés '.
Imprimeurs, Libraires, Graveurs, Enlumineurs, /{elirurs, — Ils faisaient tous partie de l'Fniversité, ils en étaient les suppôts et comme tels ils jouissaient des privilèges attachés à cette qualité *.
Le titre de libraire, d'imprimeur, de graveur, d'cnlumincun', do relieur non seulement cxempl;nt son possesseur de toutes contributions, taxes mises et à mettre sur les arts et métiers, mais il était encore honoritique et difficile à obtenir, car par arrêt du 10 décembre 172.') nul ne pouvait être admis comme apprenti liluniic dii imprimeur s'il n'était [irésenté au Ht'fteur par le Syndic; de la communauté [nnw être examini'- sur le
1. Celle aiïairc importanlc se eonclul sous la Régence, alors tiin- Coflin était lleelciir. Le il avril 171'J, parut l'amM (|ui acconiait à riniversilé le vingt-huitième elFeetif du prix du bail général des Postes. !,o bail otail alors de 3 VOO 000 livres, uiais, couune il y avait ties réductions à faire sur ce prix et (pi'il n'était réellement ipu' de :} ;n i 000 livres 11 sous S deniers, on fixa, pour toute la durée du liail, le vinut-luiilièmo ii la sonuue de 1-20 ■■.28 livres IS sous s deniers. (Œuvres tW C'.oflin, p. JO.)