‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 80 sur 319 · Ilrciicil 'l'hoisy, ;t" S(Tii% p. Cil · texte numérisé non relu

Ilrciicil 'l'hoisy, ;t" S(Tii% p. Cil

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130 ORUAMSATION DK L'iNIVERSITÉ

Il ncUfiit pas besoin poui- r(''g(Mit(T en Rhétorique ou en Pliilosophio tle subir un examen et de faire preuve d'un savoir supérieur. C'était au j^rincipal à bien ehoisir parmi les candi dats, et à ne leur confier que des fonctions proportionnées à leur mérite '.

Le grade de maître es arts était trop peu important pour donner une juste appréciation des connaissances que doit posséder un bon professeur; c'est ce que l'on reconnut, et dans le projet de statuts de 1720 il est dit : « Pour être régent, il faut être maîtres es arts et subir un examen devant une commission. Si l'examen est favorable, le candidat muni d'un certificat pourra supplier auprès de la nation pour régenter dans les collèges. »

Ces statuts restèrent malheureusement lettre morte; ce ne fut qu'en 1766 que des concours d'agrégation furent organisés et donnèrent enfin à l'Université des maîtres capables.

Il y avait trois ordres de régents immatriculés :

1° Ceux de première année. Ils étaient soumis à une sorte de noviciat, et n'avaient pas droit aux revenus des messageries et aux charges de l'Université. On n'était réellement régent qu'après avoir professé deux ans; c'est ce qu'on appelait le bienn'tum.

2^ Ceux qui avaient régenté au delà de deux ans, mais qui avaient cessé d'exercer avant l'achèvement d'une période de quatorze ans; ils avaient droit aux charges, mais non aux revenus des messageries.

3" Ceux qui avaient au moins quatorze ans complets d'exercice. Ils jouissaient de tous les avantages précités et pouvaient prétendre à l'Éméritat, qui était la retraite des membres de l'Université sous l'ancien régime \

A côté de ces avantages fort importants, il y avait pour les maîtres des exigences assez nombreuses ; la plus dure était

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