‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 82 sur 319 · COMMUNAUTE ET PERSONNEL DES COLLEGES · texte numérisé non relu

COMMUNAUTE ET PERSONNEL DES COLLEGES

le célibat. Ils y étaient astreints en qualité de clercs ' faisant partie de l'Eglise, et devant comme tels se soumettre aux conditions de la vie cléricale.

Le cardinal dEstmiteville avait bien alTrancbi du célibat les membres des Facultés de Décret et de Médecine; mais la Faculté des Arts, la plus nombreuse, n'avait pas été comprise dans cette réforme qu'elle désirait cependant avec une ardeur souvent manifestée dans d'interminables factums. Il se produisait de temps à autre des infractions à ces statuts. Certains arliens, lassés d'un célibat d'autant plus pénible qu'aucun vœu relig-ieux ne les }• contraignait, se mariaient malgré la défense de ITriivcrsité, mais en cacliette, et le scandale était grand quand le méfait était découvert.

Ce fut le cas de Grangier, Principal du collège de Beauvais. Pendant longtemps il eut l'adresse de cacher son mariage, et put ainsi parvenir au rectorat, mais les visites qu'il faisait à sa femme fixée à Sèvres le trahirent et il fut en butte à mille vexations.

Eli lOT."), les ennemis du i-élihat se réunirent, et ils ('talent noniijrcux, pour tenter un dernier effort auprès du Chancelier et du Craiid Roi dont les mœurs galantes leur donnaient (iuel(]ue espoir d'être favorablement écoutés^. Ils firent appel aux muses et adressèrent au Chancelier et au Roi deux sonnets que nous reproduisons dans l'.Vppendice. La poésie de ces sonnets n'est pas de premier oi'dre, et chacun d'eux est loin de valoir un long poi'me; ceiiendaiit, il y a une certaine (inesse, et l'on y sent au milieu de mauvais vers la i)ointe gauloise de nos vieux poètes du moyen Age.

Le (îrand Roi ne daigna pas répondi'e aux |)laiiiles de ceux (|ui s'autorisaient de son exemple, mais (( (jui ne dit mot cou sent )) ; c'est dans ce scMis que les réclamants interprétèrent son silence, et ils \(''ciM'eiit désormais smis un n'-gime (!(> tolérance (|ui, tout en ne leur reconnaissant aucun ilmit. ne les imiuiéla jibis.

I. On Si- souviiMil (iii(> II- vaslc U-rraiii «iiii s'clendail ilo l'al)l>ayi' de Saiiil-Ccrmaiii des l'rcs à la Si'ino i>orlail le IKUU tle I're-aux-(;ierc>; il apiiarltiiail à l'Universilé ol servait de lien de réerealion |»oiir les mailres el les eeoliers, qui eux aussi portaient le uuni de elercs.

-2. Hihliollièque de l'Université, Il 1 A l, \>. '.K

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