‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 83 sur 319 · TRAITEMENT DES FONCTIONNAIRES DE L'UNIVERSITÉ · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES FONCTIONNAIRES DE L'UNIVERSITÉ

Comparaison de la valeur de l'argent au moyen âge et de nos jours. — Rétributions des régents données par les écoliers trois fois par an. — Grand et Petit Lendit. — Minervalia. — Fixation définitive de la rétribution scolaire. — Situation précaire et déshonorante des régents. — Détails sur la cession des messageries de l'Université à l'État. — Traitement du personnel au collège des Quatre-Nations. — Rénéfices ecclésiastiques attribués à l'Université à partir de 1719. — Fixation de la pension des professeurs émérites après vingt ans d'exercice. — Traitements à Louis-le-Grand. — Retraite presque équivalente à celle de nos jours. — Traitement minime des régents en province. — Instruction gratuite dans les corporations religieuses.

Autrefois, comme de nos jotirs, les fonctions de l'enseignement ne menaient pas à la fortune. Cependant on se tromperait étrangement si l'on estimait les traitements alloués aux différentes fonctions d'après la valeur actuelle de l'argent. Un sou du temps de saint Louis en valait plus de trente aujourd'hui; on achetait alors une grande maison pour soixante francs, et le rentier qui avait à cette époque 400 francs de revenus était aussi riche que celui qui a aujourd'hui 5 000 francs de rente'.

Avant le xvii'^ siècle, le traitement des régents ne consistait que dans la rétribution donnée par les écoliers trois fois par an^, et dans quelques sous qu'ils réclamaient pour toiles, bancs et chandelles ^ C'était surtout en juin et en août, aux fêtes du

Page 1