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Senior, était député-né de la Faculté de Théologie dont il devait être docteur, et partageait ce droit avec les maisons de Sorbonne et de Navarre. Il pouvait, en qualité de simple boursier, aspirer à toutes les charges et à tous les honneurs de l'Université. Au collège de Boissy, le principalat revenait au premier grand boursier '.
Ces avantages rendaient les grandes bourses fort recherchées ; les titulaires s'ingéniaient à s'y éterniser. Ils ne se présentaient pas aux examens, ou bien ils entrei)renaient de nouvelles études qu'ils prolongeaient presque à leur volonté. Ils parvenaient ainsi à rester une vingtaine d'années dans un collège, et cela sans faire trop violence aux conditions stipulées par les fondateurs -.
Au collège de Navarre, une grande partie des 78 grands boursiers devenus prêtres et hommes mûrs, passaient leur vie dans le collège. Quelques-uns obtenaient même des bénéfices.
Ce collège était après la Sorbonne le plus considérable et le plus renommé de Paris. Des f)rinces, de hauts personnages, y étaient élevés, et le roi do France, pour honorer les études, daignait prendre le titre de premier boursier de Navarre.
Les Cha})('laiiis formaient encore une classe à part parmi les grands boursiers; ils. faisaient partie du conseil du Collège et, dans bien des circonstances, ils suscitaient de graves embarras aux Pi'incipaux.
Les petits boursiers étaient loin d'avoir les mêmes privilèges que les grands. Ils ne prenaient généralement aucune j^art à l'administration du colU'ge'''. Au lieu d'avoir une chambre [wir ticulière pour chacun d'eux, ils couchaient tous dans un même dortoir, travaillaient dans une même étude, mangeaient à la table commune, ne sortaient qu'avec l'autorisation du Prin cipal et étaient astreints au silence et à l'ohi-issance.