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Leur régime, en un mot, ressemblait à celui des pensionnaires de nos collèg-es; seulement, il était moins paternel; autant on était indulgent pour les grosses fautes de MM. les grands boursiers, autant on était sévère pour les peccadilles des petits.
Le règlement de 1626 les assimile aux domestiques, et les Principaux avaient ordre de chasser les uns et les autres si, après une réprimande publique et sévère, ils n'obéissaient pas aussi vite que la parole. Parvos bursarios et omnes coUegii famulos ad quodcumque jusserint jjaralissimos utique habento : illos, 7iisi dicto citius arcessiti paruerint, ubi publiée ac severe fuerit in eos anima dversum, ex coUegio ejiciunto.
Ils recevaient aussi moitié moins que les grands boursiers. Les collèges les mieux dotés ne donnaient à ces derniers, au temps de Rollin, que loO à 200 livres de pension par an. Dans d'autres, les bourses ne dépassaient pas 7o à 100 livres.
Comment subvenir aux dépenses de la vie la plus frugale avec d'aussi faibles ressources? En vain certains droits de présence aux processions, à des offices, à des obifs fondés par des personnes riches, adoucissaient un peu la misère des pauvres étudiants; ces libéralités étaient loin de leur donner le bien-être nécessaire. Pour se le procurer, ceux qui .avaient accès auprès de hauts personnages intriguaient pour avoir une bourse dans deux collèges différents. C'était un abus joint à beaucoup d'autres, et il ne cessa qu'en 1763 lorsqu'on eut à délibérer sur la destination à donner au collège Louis -le- Grand devenu vacant par suite de l'expulsion des Jésuites qui l'occupaient K Ses vastes constructions permettaient d'en faire un centre où l'on pouvait réunir tous les boursiers et leur donner les soins et l'éducation nécessaires. Le Président Rolland fut mis à la tète d'une commission nommée pour réorganiser non seulement les bourses, mais encore tout l'ensemble de l'administration universitaire. Il adressa à la commission un rapport remarquable à la suite duquel le roi, par lettres patentes du 21 novembre 1763, décréta que toutes les bourses grandes et petites fondées et entretenues dans les collèges de Paris seraient désormais réunies à Louis-le-Grand -, qu'elles y seraient toutes égales, et qu'elles