‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 94 sur 319 · Bibliothèque Mazarine, Collèqe Louis-le-Grand, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque Mazarine, Collèqe Louis-le-Grand, p

seraient fixées à 360 livres par ;iii, non compris le vin et une somniic de 36 livres donnée en entrant pour l'infirmerie '. Les règlements ({ui accompagnèrent la décision royale déterminèrent la durée des bourses, les conditions exigées pour les obtenir, et par une exceittion ((uc justifiaient son importance et ses succès, le (•ollège de Dormans Beauvais qu'avaient régénéré HoUin et Collin fut le seul des dix grands collèges que l'on incorpora à Louis-le-Grand en lui conservant son nom-. Afin de rappeler son glorieux passé et de constater que, l(»in dèlre absorbé par son ancien rival, il avait toujours maintenu sa prospérité, on joignit son nom à celui du nouveau grand collî'ge et sur la i)laque apposée au dessus de la porte on lisait : Collèrje de Louis-le-Grand et de Dormans- Beauvais .

Cette réforme importante ne s'accomplit pas sans imposer à l'Etat une lourde ciiarge. En etTet, à l'époque où toutes les bourses furent réunies à Louis-lc-Grand, on comptait 404 bourses de fondation occupées par 193 boursiers seulement. Le Bureau les conserva et porta même le nombre des boursiers à 526 ^ De plus, il ac((uilta 600 000 livres de dettes et i<'mplit avec une fidélité scrupuleuse toutes les obligations et les usages imposés par les fondateurs *.

Les abus que nous venons de signahM- à Paris se produisaient également dans les collèges de province oii il y avait des boursiers, à Toulouse notamment, ville savante où se trouvaient de ii()mi)reux ('(jUèges. Les ((illriiinln (c'(''tait le nom qu'y por talent les lioiu'sicrs) menaicnl une vie encore plus scandaleuse (pie ceux de Paiis. (( Leurs principaux exercices étaient de battre le pav('' nuit et jour, de j)(>rtri' !'('piv, et de prendre des leçons

l.l'lii I7SI, le l.iiiv (les bourses élaiil rccuiiriii iiisiifli>aiil, cllis furent [lurléos ;i i.'iO livi-es.

'2. ICiiiond, Histoire de l.oui^-li'-(h'iintL

'.\. Hil)liotliè(|iie Ma/.ariiH', <'o/li';/e Liiiiis-le-(lriiii(/. p. 2'l.

i. l'ii (les iiliis siii;.'iiliers olait de faire préseiUer par le l'rineipal el le iMiis ancien des hoiirsiers, au 1"' Janvier de eliai|uc anm-i'. à M. le proniier l'résident, à M. le Doyen du i'ailenienl el à M. le CouM'iller elere de la (lour, chargé des pouvoirs ^'eneraux de M. i'aldie de Sainl-Jean-des-Vi- KUi-s, deux cliapons ^,'ras el, en outre, à la Cliandeleur, laiil à M. Ii' l'ri-sidenl (|u'aux autres personnes citées, el à M. le Ureflier en chef du i'arlcMU'Ul, un cier^îc (le cire lilancMe. Il a rlr arivlé (pu* t'iO livres soiil .iili)U('(îs pour ciîtle (l('pen>e i lUliliol li(-(pie Ma/ariiie. ('nlli'i/i' l.iiiii.\-lr-<iriiinl,

148 ORGANISATION DE L'UNIVKRSITÉ

de danse et d'escrime'. » Ils conservaient leurs bourses aussi longtemps qu'ils voulaient; ils les vendaient même, et ce trafic honteux se faisait avec l'autorisation de l'Université de Toulouse.

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