‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 96 sur 319 · Quicherat, Histoire de Sainte-Barbe, t. I, p · texte numérisé non relu

Quicherat, Histoire de Sainte-Barbe, t. I, p

DES CAMÉUISTES 149

les saisons se relever de nuit pour assister à un office d'une heure et demie de durée, ne jamais parler que pour répondre aux interrogations; les moindres fautes épiées et dénoncées par une surveillance mutuelle étaient suivies de corrections jusqu'au sang : nulle part le martinet ne fut garni de plus de nœuds ni appliqué dune main plus impitoyable'. La nourriture était à lavenant; chacun recevait en entrant au réfectoire une demionce de beurre pour accommoder le dîner qui était servi sans assaisonnements, et se composait d'un plat de légumes cuits à l'eau et d'un demi iiarcMig ou de deux œufs durs. Jamais de viande, toujours du i)ain bis, et pour unique boisson l'eau tirée au puits de la cour.

Erasme eut l'estomac détruit sans remède pour avoir été quehjue temps à ce régime.

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