LA PIÈGE DE LANTERNÉ
C’est Nisus qui présentait les pièces en prose et en vers, et plus tard, il écrivit cet épisode de leur collaboration :
Il est un temps heureux où l’horizon s’enflamme ; c’est l’aurore de la vie. Le nom imprimé au bas d’une colonne de journal trounle la vue, un homme connu qui vous serre la main vous émeut ; mais le temps n’est pas éloigné où le travail est une fatigue, où les célébrités ne sont plus que des statues sans piédestal.
Pourquoi ai-je écrit une pièce ? Pourquoi l’ai-je pré-
sentée dans un théâtre en saluantle concierge? Le directeur pourra vous dire qu’il y a deux mille auteurs qui en font autant chaque année.
Au bout d’un mois, l’homme qui tenait ma destinée littéraire entre scs mains puissantes m’adressa l'autographe suivant :