‹ Roman incohérentChapitre 32 sur 93 · D’ALPHONSE K A RR · texte numérisé non relu

D’ALPHONSE K A RR

Les tribunaux viennent de condamner à dix ans de travaux forcés un époux qui a empoisonné sa femme.

Et — dans la même journée — dans le même édifice — lesmêmes juges — interprétant le même code — condamnaient à trois jours (3 jours) de prison — un épicier vulgaire — qui depuis un nombre illimité d’années — empoisonne quotidiennement ma maison — ma rue — mon quartier — ma patrie — par des falsifications inexcusables.

Le public doit se mettre en garde contre cette classe de la population désignée sous le titre vague, mais énergique, d’épiciers.

’ai en — moi — quatre j ours (4) de prison, pour n’avoir pas voulu jouer avec des armes à feu, et chasser les chiens qui violent les murs del’Hôtel-de-Ville. Je ne dis pas cela pour informer l’Europe que je suis de la garde nationale Non. — Je constate la déplorable facilité avec laquelle — un sergentmajjor — peut commettre des attentats journaliers à la liberté individuelle.

e pèse moi-même les envois de mon épicier. Il faudrait un volume pour écrire le détail de ses prévarications. Ma prochaine livraison sera consacrée à déshonorerait homme, marqué d’infamie.

P larète-Chasles fait un cours de philologie comparée. Il établit, en principe, que — dans les langues vivantes — l’usage fait loi, et quil faut dire : « Allez me chercher une petite queuillère dans Vormoire au fond du colidor. ï Je lui vote une estatue.

La Société des Gens de Lettres continue à exiger deux volumes in-octavo pour ouvrir son sein aux littérateurs.

C’est-à-dire que La Rochefoucauld, avec ses cent pages de Maximes, serait considéré comme <l donnant des promesses d'admissibilité. »

oute la rédaction des journaux libres demande l’abolition de la peine de mort :

c Que messieurs les épiciers commencent Ut >

1 y a une faute d’orthographe dans la lettre de réclamation du nommé Nicolas, qui m’invective.

Je ne l’insère pas, Je l’envoie à l’Académie.

ne dépêche : Au dernier bal de l’ambassade anglaise, la perruque de M*** a pris teu. Rien n’était assuré.

e dis que : « La propriété littéraire est une propriété . j> En éternisant les droits des auteurs, M. X. sera propriétaire d’une petite nouvelle à la main qui n’est pas à lui. Léon Gatayes, qui flatte ma manie, m’écrit

Monsieur ALPHONSE KARR} Propriétaire de lettres ,

Je suis un Amateur des jardins.

Ours.

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