‹ Roman incohérentChapitre 40 sur 93 · LA BOUTIQUE A UN SOU · texte numérisé non relu

LA BOUTIQUE A UN SOU

Palais bourgeois à colonnes, semblables à des cervelas colossaux qui rappellent l’architecture du lemple de la Charcuterie. — Sous le péristyle, des statues de bronze présentent des jambonneaux figurant des cornes d’abondance. — En façade, quatre cariatides symbolisent les types aimés du Journal populaire : un Concierge , une Cuisinière , un liti et un Actionnaire. — A droite, l’escalier d’honneur, aux murs recouverts en simili-marbre, galantine truffée. — A l’entre-sol, le laboratoire et la cuisine de la Rédaction. — Au premier étage, une affiche : Administration judiciaire : Au-dessous, une plaque de cuivre : Caisse. — Le Public rC entre pas ici • — En tournant le bouton, on se trouve dans une galerie éclairée par un plafond vitré. Au milieu, une table ovale couverte d’un tapis vert qui rappelle celui du Trente-et- Quarante. — Au fond, la Régie des annonces. — En face, un salon blanc et or, plafond à moulures, cheminée en marbre, bureaux et sièges.

Pendant que MM. Plénipo, Painsec et Jolibois, — trinité politique et financière, — se carrent sous « ces lambris dorés », en compagnie de MM. Syndic et Hescof, le littérateur Clodion, image vivante de la misère stoïque uen habit noir, arpente seul, en monologuant, la galerie déserte et silencieuse.

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