‹ Roman incohérentChapitre 60 sur 93 · LA MAIN COUPÉE · texte numérisé non relu

LA MAIN COUPÉE

Vers trois heures du matin, au premier cri d’alarme : € A moi ! à V assassin! au secours l » les bourgeois hoquetonnés de la bonne ville de Paris sortirent en armes et en chemise de leurs demeures.

Le guetteur de Notre-Dame-de-Lorette avait tendu

les chaînes pour barrer toutes les rues du carrefour formant étoile autour du lieu d’asile.

Mâchefer, poigne d’acier et crâne de plomb, avait mis

en fuite une troupe de jeunes dénauchés, et avait tenu tête aux spadassins en attendant du secours.

Tout est rentré dans le calme. Les ravisseurs ont pu gravir les hauteurs, où leurs repaires sont perchés comme des nids d’aigle, et les bourgeois grelottants ont regagné leurs maisons, appuyés sur leurs longues épées.

Le bruit d’une voiture rapide se perd dans l’éloignement. Le Vampire emporte sa proie, qui se débat comme une colombe surprise par un aigle.

Quelque chose brille sur la terre rouge de sang.

C’est un diamant au doigt d’une main coupée.

« Et maintenant, murmura M. Jacquin en sortant de l’ombre, à nous deux, Trenlamor ! Eva est ma fille ! »

Page 1