‹ Roman incohérentChapitre 71 sur 93 · LAISSEZ PASSER LA JUSTICE DE DIEU · texte numérisé non relu

LAISSEZ PASSER LA JUSTICE DE DIEU

Le pont d’un navire, tel fut le théâtre sur lequel allait se dénouer le drame sinistre de Jrenlamor.

— Ecoute, dit M. Jacquin, il est des paroles qui séparent les destinées comme le coupant d’un glaive. Ton sort est entre mes mains.

— Décidez.

— Tout ou rien.

— Et que veut dire tout?

— Tu épouseras Eva, et ce navire vous emportera dans les mers du pôle.

— Lequel?

— Le pôle antarctique.

— Soit, dit Trenlamor en courbant la tête. J’ensevelirai l’amour d’Eva dans un linceul de neige.

Le navire quitta le rivage, et M. Jacquin murmura en le suivant des yeux sous l’horizon :

— Laissez passer la justice de Dieu.

Mais l’aurore de la régénération n’était qu’une aurore boréale, et à travers d’autres péripéties, M. Jacquin allait assister à la sombre tragédie des Dernières armes de Trenlamor ! ! !

LETTRE DE L’ABONNÉ ÉPILOGUEUR Monsieur le rédacteur,

Je lis le mot fin, qui clôt le feuilleton de Trenlamor. Ce brusque dénouement, aussi inexplicable qu’inattendu, me plonge dans la consternation.

Il y avait une idée profonde dans Trenlamor. C’était un héros taillé sur le patron de Don Juan, qui épouse toutes les

emmes qu’il désire, et de Polichinelle, qui tue son enfant, assassine sa femme, rosse le commissaire, pend le bourreau et blague le diable. Permettez-moi, Monsieur, de vous dire que vos lecteurs n’y ont pas compris un mot, et Irenlamor a couronné ses crimes par la plus vaste des plaisan * teries, celle de se moquer de moi. Je lui en fais mon compliment. L’Abonné de la fondation.

fin

Clodion.

PROMENADE AU SALON

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