‹ RomanChapitre 127 sur 139 · LIVRE X. — LE 5 JUIN · texte numérisé non relu

LIVRE X. — LE 5 JUIN

Le premier début du livre X est écrit au verso du feuillet 216 terminant le livre IX, mais ce début, complètement biffé, a été repris en partie à la fin du chapitre II : Le fond de la question. La suite du verso 216 se retrouve seize pages plus loin.

Le livre X semble dater, en grande partie, de 1860-1862, puisque, sur dix-sept feuillets, nous en lisons onze de la grosse écriture. En réalité, les opinions de I'k école du bon sens » (chapitres i et 11), sont faciles à découvrir sous les ratures de 1848 ; il n'y a de différence entre les deux textes que celle qui sépare le républicain de 1848 du proscrit éprouvé et mûri par les événements. Du reste, toutes les modifications de 1860 sont indiquées dans ces notes au crayon , prises à Guernesey, en marge des feuillets écrits en 1848 :

Etre peu partisan de l'émeute — si souvent feu de paiUe,

K/ucitte — K.evolnt'tofi. — DifîingHer l'émiute de la ^h'ohition. U émeute a souvent toit" La révolution a toujours raison. i

Uune s'appelle Colère. U autre s'appelle Droit. ]^ émeute crie : Yiéhert. La révolution crie : Danton.

L'émeute ne produit rien. La i évolution au contraire. Dijférctjce de Ma'=raniello à Danton.

Commencer ainsi :

Les premières années de L. P. ont reçu de cette Bouche de Tout-le-Monde qui n'efl pas précisément la l^oix du Peuple j mais qui lui ressemble, ce nom caraélériflique : (c le Temps des Emeutes. »

A. ne les considérer que sous un point de vue reflreinl , les émeutes, etc.

Au bas d'un feuillet, cette dernière note, entièrement rayée, est pre'céde'e de ces mots :

Prévoir — modifier.

Feuillet 231. — II. Le fond de la question.

Au milieu de considérations anciennes sur les émeutes, ce passage, écrit en 1848J, non rayé et non publié :

Ces épopées se payaient trop cher, nous l'avons fait voir. Elles grandissaient Paris peut-être, mais elles diminuaient la France. A coup sûr du moins, elles l'affaiblissaient. A la bourgeoisie qui est surtout frappée des conséauences financières, il faut répéter que la moindre émeute coûtait cent vingt millions, de même qu'une année de famme en coûte douze cents, et il faut ajouter, puisque c'est la bourgeoisie qui gouverne, que, de même qu'une bonne administration de la terre peut empêcher la famine, une sage administration des esprits peut empêcher l'émeute. Ceci pour l'avenir.

Page 1