‹ RomanceiroChapitre 31 sur 96 · INTRODUCTION LUI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LUI

de grandes différences avec les chants castillans. Ils nous ont paru mériter cette insertion, soit par le mérite plus grand de la forme, soit au moins à titre de variantes. Les chants que le Portugal peut réclamer comme bien à lui, ne sont du reste pas en grand nombre, et pour plusieurs il arrive que quand on ne découvre pas leur lieu d'origine en Espagne, la mémoire les rattache sans peine à des compositions analogues d'autres pays.

Ces rapprochements ne sont pas, du reste, un des côtés les moins curieux que peuvent présenter des livres du genre de celui-ci.

Nous ne nous arrêterons pas aux caractères particuliers de la poésie populaire, ils sont les mêmes partout; et aujourd'hui elle a donné lieu à tant de recherches, elle a reçu si bon accueil des lettrés qu'il nest plus nécessaire de chercher à la définir, de mettre en évidence ses grâces, d'excuser ses défaillances, on l'aime telle qu'elle est. Et cest bien telle qu'elle est que nous nous sommes efforcé de la laisser voir. Mais nous nenous flattons pas d'avoir réussi dans cette entreprise. Un

bon juge, Ticknor, a dit au sujet de ces vieux chants : « Aucune traduction, qu'elle soit littérale, quelle soit libre, ne peut reproduire les romances avec cette fraîcheur, cette séduction qu'ils ont dans leur idiome natal, »

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