‹ RomanceiroChapitre 48 sur 96 · SAINTE IRI A · texte numérisé non relu

SAINTE IRI A

Etant à ma fenêtre, mon coussin devant moi, tenant l'aiguille d'or, au doigt un dé d'argent, passa un cavalier demandant un abri-, mon père refusa... que cela me peinait!

— Voici venir la nuit, il est seul sur la route, qu'on ne dise de nous, seigneur père, cette chose; que pour un cavalier demandant un abri, notre porte à la nuit est demeurée fermée.

Je priai, suppliai, cela lui coûtait fort, mais j'obtins à la fin ce que je desirais.

Je fus ouvrir la porte, il entra, tout content, le menant au foyer, aussitôt il s'assit, je lui donnai de l'eau pour qu'il lavât ses

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mains, une serviette aussi pour qu'il les e suyât.

Pour mon mal il me dit quelques court paroles, pourtant je sentais bien qu'il ir considérait. Je soulevai les yeux sur lui poi mon malheur. . Lui, tenait ses beaux yei abaissés vers le sol.

Je le menai souper et très bien il mange Dans le lit préparé, il s'étendit ensuite. .

lui dis : bonne nuit. Il ne répondit rie Telle discourtoisie je n'avais jamais vue.

Au milieu de la nuit, je sens que je suff que, je sens que l'on m'emporte, la bouc bâillonnée. On me place à cheval, on i tient embrassée. Nous courons, nous cou rons et toujours ventre à terre. Et sans o vrir les yeux je vis qu'on m'enlevait. Je e tus et pleurai, lui, il ne parlait pas.

Quand nous fûmes bien loin, voilà qu demanda comment on m'appelait quand j' tais au pays. — On m'appelait Iria, Iria noble tille, on peut bien m'appeler Iria malheureuse.

Toujours courant, courant, cette nuit passa. Lorsque l'aurore vint, il osa m'attaqu et pendant bien longtemps je luttai cont lui, ni force, ni prières ne purent rien sur m<

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