BOUILLON EN ARDENNE
Jefuduc de Bouillon, dont je maintins Po-
[nour (1).
Pour guerrier païens, je vendis ma tenour (2). En ses plains de Surie je conquis PAuma-
[chour(3).
une des ilesde la Seine. Il refusa plus tard de se marier et de remplir une charge brillante à la cour du roi Robert. C'est dans l'abbaye de Saint-Remi de Reims qu'il renonça au monde. Il finit sa vie dans un ermitage élevé dans une forêt près de Vicence, en 1066. — Ses restes furent rapporté* dans l'église de Sainte-Colombe, à Sens, dont son frère était abbé; plus tard, dans l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre. Son culte est répandu en Brie et en Champagne.
(I) Ce sixain, composé dans le XII» siècle, fut écrit trois cents ans plus tard, au bas d'un portrait de Godefroy d« Bouillon faisant partie de la suite des neuf preux. Cette estampe, gravée sur bois, se trouve à la Bibl. Nation., rue Richelieu.— Herluin, tige des comtes de Ponthicu, vivait en 934.— Son petit-fils Arnoul l,r fut comte de Boulogne.— Eustachell, arrière petit-fils de ce dernier, eut trois fils. L'ainé, Godefroy, eut pour fief la terre de Bouillon en Ar denne. Il y renonça pour faire la conquête de Jérusaltm. Son histoire est connue.
(J) Mon fief.
(f) AJmanzor, vainqutur.
Le roi Cormunarant ochis en un estour (1). Jhérusalem conquis et le païs d'entour.
Mors fu XI. C. ans après Nostre Signour.
(1) Godefroy de Bouillon est le héros d'un roman de chevalerie intitulé le Chevalier du Cygne. — Cormunaran, roi païen de Jérusalem, est son adversaire et finit par être vaincu.