‹ Romancero de Champagne (volume 2)Chapitre 49 sur 129 · LE SACRE DE PHILIPPE-AUGUSTE · texte numérisé non relu

LE SACRE DE PHILIPPE-AUGUSTE

L'an, puis celai martire, neuf (1), Mil cent soixante dis et neuf, Fist assembler tout son barnage (2).

Soixante dix ans ot d'aa Bien vit et sot certainement Qu'il ne vivroit pas longuement Pour chose qu'il seust donner.

Par quoi l'enfant fist -couronner (3) A Rains la cité, lui vivaYit, Qui quinze ans ot l'an ensivant.

Cil jour i ot mainte personne.

D'une part tint la couronne Li roys Henry par son hommage (4), Et crioit : — Vive par aage (5) !

que de ces deux princes. Quaut à la comtesse Marie, fille de Loéys, elle n'est autre que Marie de Frai v. fille de Louis VII, qui avait épousé Henri l«r, comte de Champagne, frère de Thibault le Grand, comte de Iïlois. — Le règne de ces pi in< < fut l'âge d'or de la Champagne.

(1) Branche des royaux lignages, Gviart, éd. Buchon, p. 32.— Le martyre de Thomas Becket.

(2) Louis le Jeune, né en 1120, mort en 1180.

(3) Philippe-Auguste, né en 1165.

(4) Henri II, roi d'Angleterre, duc de Normandie.

(5) Vive le roi un long âge!— Le sacre, de Philippe-Auguste est un fait important dans 1 histoire dos sacres et dans celle de la monarchie légitime. Ce prince est le dernier qui ait été sacré du vivant de son père, et voici pourquoi : Hugues Gapet, on ne peut le nier, monta sur le trône au

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