LA LÉGENDE DE LA REINE URSA
Urse, roine des Belges, en son ventre porta Une nymphe jadis, qu'à Reiras elle enfanta, Que ceste roine heureuse et vaillante à la guerre Lors appela Vidule, et Vesle le vulgaire, La sœuràFléchambault, son cœur et sa moitié, Eternelle en son cours et en son amitié (1).
(l) N. Bkegieh. — Bouquet royal, page 35. — Voir la préface. «* Ici l'auteur n'accepte pas entièrement la chronique de Jacques de Guise. Qui des deux a tort? — - Nous laissons cette question à vider nettement aux hommes qui plongent leurs études dans le gouffre de nos origines historiques.
AGENDICUM.
Je m'appelle Guill émette :
De mette Je suis faicte Pour la guette Et sonner la retraite De Gentico (4).
(I) Dans l'église Saint-Pierre de Provins, était une cloche portant ces vers. On a cru voir dans le mot Gentico un sou- Tenir â'Agendicum, et on en a conclu que Provins était VAgendicum de César, à la grande confusion des gens de Sens : opinion que nous ne partageons pas ; mais nous avons dû citer ce couplet comme monument légendaire. — La Guillemette fut brisée en 1279, parce qu'elle avait sonné le tocsin dans une émeute dont la Chronique de saint Magloire raconte ainsi le dénouement :
Un an après, ce m'est avis, Fut la grand douleur à Prouvins.
Que de pendus ! que d'afolés !
Que d'occis! que de décolés!