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Chanson cruelle, où l'on confond les charluluusqui Irompcnl le peuple, el les hommes qui veulent le servir; où l'on met (le niveau reformes et révohilions, pliilanlliropie sincère et philosophie imjjudente ; chanson digne îles syhilles, car elle prédit l'impuissance de la monarchie en présence d'une noblesse qui se croit sage parce qu'elle n'a plus ni religion, ni miuurs ; d'un clergé qui, pour se retremper, a besoin de jours d'épreuve; d'un peuple qui comprend ses droits sans avoir la conscience doses devoirs. Heureuses les nations qui ont plus de bon sens que d'esprit! Pourquoi les Fran- (^ais ont-ils plus d'esprit que de bon sens?
I^sloisdela vieille industrie nationale sont allaciuées; la jurande, qui protégeait les petits et les faibles, au préjudice, il est vrai, des hommes riches d'argent ou d'intelligence, est supprimée; les apprentis passent maîtres à leur bon plaisir, et en attendant que la féodalité des capitaux succède à celle du blason, à Reims, un perruquier alîranchi trace d'une main triomphante au-dessous de son enseigne cette inscription libérale : — <• Icy on fait la queue à l'idée des personnes. »
Les finances étaient malad^ : la nation demande à leur tàler le pouls ; rien n'est plus juste. La monarchie ne s'y oppose pas, mais alors commence la lutte des privilèges devenus sans motif contre les prétentions sans mesure du tiers-état. La bourgeoisie, qui, depuis Louis XIII, porte les épauleltes, la toque du magistrat, la robe du professeur, voit poindre le jour de son avènement. Sa victoire l'enivre : elle veut être tout, et, pour y parvenir, elle menace tout, et renversera tout. Aveugle à son tour, elle ne voit pas derrière elle, dans les faubourgs de Paris, Jacques Bonhomme, l'œil ouvert, l'oreille tendue : il a compris que, du moment où la noblesse s'écroule, il n'y a plus d'aristocratie possible : dans une société sans échelons, le souverain, ce sera lui. Les jeunes princes s'exercent à mille espiègleries, qui seront bientôt des violences, et nos historiens pourront mettre en télé de leurs chroniques : — Parisienses Gesla Dei per nebulones.
A l'assemblée des notables succède l'assemblée constituante. Pamphlets, discours et chansons engagent la mêlée, en attendant pis. Chacun songe à ses droits, ne songe qu'à ses droits. Momus ne prend rien au sérieux, et s'écrie :
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Dans l'auguste assemblée il est sur que tout cloche. —La raison?— Chacun l'aperçoit :
Le côté droit est toujours gauche, Le côté gaucho n'est jataais droit (1).
Dès que la constitution, dont l'enfantement a coûté tant de peines, est promulguée, la Chanson s'en empare et la met en vaudevilles (2), et, sous cette forme, i! s'en vend des milliers d'exemplaires, à la grande honte du V)on sens, au plus grand honneur du gai savoir. Aussi, quand est venu le moment solennel où chacun va prêter serment à l'aînée de nos douze chartes, la Chanson pense au bon billet fait par la belle Ninon à M. de la Châtre ; elle sait ce que la philosophie a fait de la religion, de l'honneur, du culte du devoir, et dit en riant :
Nous le disons publiquement, Et sans craindre que l'on en glose , Il vaut mieux prêter un serment Que de prêter toute autre chose (3).
Cependant, qu'était devenue la Champagne? --La Champagne?—Il n'y en avait plus. Son existence, avait dit la Réforme, est incompatible avec la dignité nationale, avec le bonheur du peuple, avec sa liberté ; puis des ciseaux avaient découpé, dans notre vieux sol, sept bons départements; un coup de plume avait supprimé notre vieille famille, raye nos armoiries conquises au prix du sang de nos pères. Tout périt en un jour, us et coutumes, souvenirs et traditions.
Marchez, bœufs de Champagne! le joug est posé. Votre laine, moutons delà Brie! vos écus, vos enfants, vieilles cités! vos monastères, les trésors de vos églises, les revenus de vos universités! il les faut à la Révolution de Paris. — Qu'avez-vous à dire? Elle vous octroyé les Droits de l'homme et même ceux de la femme, dont vous ne vous dou ■ tiez pas. Vous vous imaginiez avoir des libertés traditionnelles : préjugé! Vous vous figuriez savoir ce que c'était que
(1) Actes des apôtres, t. II.
(2) Paris. 1702.
(3) Mabchakd, Constitution en vaudevilles, Paris, 1702, p. 57.
le palrioUsmc : préjuge! Doréuavant, Messieurs de l'ari» veilleront sur votre bouhcur : ils penseront et agiront pour voiis ; ils décideront du gouvernement qui vous conviendra le mieux ; ils choisiront votre drapeau, disposeront de vos sympathies. Mais réjouissez-vous, petites Gens, la Révolution est généreuse : elle vous laisse vos vins; seulement, vous le comprenez, ils doivent perdre leur nom : il y va de l'avenir de la France ; cela no vaut pas la (wine défaire un décret.— M. -.1. Chcnier, dans son drame lyrique du Camp de Grandpré, récite, aux applaudissements des Parisiens, CCS quatre vers, curieux monument do l'intelligence révolutionnaire :
Nous apportons du vin... ci-devant champenois t
Les Vandales voulaient en boire; Nous en boirons ensemble a votre gloire, A la santé du peuple, à la chute des rois (1).
Des vins de la vieille Champagne, de la Champagne aux fleurs-do-lis, les Vandales en vainqueurs n'ont jamais bu. Quant &U.X vins ci-devant champenois. .. hélas ! Mais ne prenons pas l'avance sur la Chanson de l'Histoire.
Faut-il lever les épaules ? fa^t-il rire, en répétant avec une chanson du temps :
Un philosophe de province.
Dont le mérite n'est pas mince.
Me disait, avec un grand sens :
— Sommes-nous plus fous que méchants ?
Un rimeur de la capitale,
Dont la sagesse est sans égale.
Me disait d'un ton aigre-doux :
— Sommes-nous plus méchants que fous (2) ?
Fol ou méchant , qu'avait fait de sa constitution le peuple français, c'est-à-dire le peuple de Paris ? Après la prise de Versailles par les Parisiens, après la fuite do Varennes, après la victoire des gens de Paris au 10 Août, après la ronde de la lanterne et le chœur des Marseillais, la Chanson ne rit
(1) Le Camp d« Grondprc, opéra lyrique. M.-J. Chknier. — Paris, Janvier 1793.
(i) La République ch vau(l6viUcs. Paris, 1793, p. 165,
plus. Française et courageuse, elle plaide pour la grandeur tombée, pour la vertu dans les fers, pour le triomphe de la loi présente, pour l'avenir de notre honneur.
Ne nous moquons pas de la loi, Qui rend Louis inviolable ; N'allons pas, par ce qu'il fut roi, Chercher à le trouver coupable :
Soyons humains^ soyons français , Songeons à notre propre gloire. Et du plus affreux des forfaits Gardons de souiller notre histoire (1).
Mais la Révolution de répondre :
Ça ira, ça ira, ça ira.
Les aristocrates à la lanterne !
Ça ira, ça ira, ça ira, Les aristocrates, on les pendra !
Et de fait, il en fut comme le voulaient MM. de Paris : un arrêt honteux, comme le traité de Troycs, comme les édits de la Ligue, honteux comme tous les abus de la force illégale, condamne à mort Louis, le Père du peuple. Vainement la France en larmes répète la complainte que vous savez tous -.
0 mon peuple ! que vous ai-je donc fait ?
J'aimais la vertu, la justice ; Votre bonheur fut mon unique objet,
Et vous me traînez au supplice.
Si ma mort peut faire votre bonheur,
Prenez mes jours, je vous les donne.
Votre bon roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne (2).
Bah ! réplique la Carmagnole :
Mangeons à la gamelle.
Vive le son, vive le son, Mangeons à la gamelle, Vive le son du chaudron !
(J) MARCDANn, la République en vaudevilles. Paris, Janvier 1793, p. 143.
(2) Almanach des honnêtes gens, 1793.
Alors vive la republique à tout prix , oivuie à celui de la terreur ! A la couronne des lis succède le bonnet rouge; à la monarchie constilulioiinelle, la tyrannie des Jacobins, le despotisme de la commune de Paris, et la Chanson de dire tout bas :
Sous le nom de la lil)erté,
Il est plus d'un esclave; Sous le nom de la liberté,
Plaignons celui qui brave
Le moindre comité, Sous le nom de la liberté (I).
Puis, un beau jour, a ces hommes qui ne croyaient à rien et commençaient même à douter de leurs œuvres , Momus conseille d'élever des temples à la Raison : ainsi fut fait. La Raisonnent ses autels; eu son honneur on lit des processions mêlées d'hymnes analogues à la circonstance. La Folie les menait et, convenons-en, cela fit tort à la nouvelle déesse. — Bientôt le peuple français, par un décret présenté, discuté, voté comme s'il s'agissait de primes données à la pèche de !a morue, déclara qu'il reconnaissait l'Etre suprême et l'immortalité do ràmc. Pour le Créateur do l'univers, l'honneur n'était pas mince. Le roi de Prusse était distancé : point il n'en pouvait dire autant. Quant à vos pères. Bonnes Gens, on voulait bien constater qu'ils avaient des âmes et qu'elles étaient immortelles. Voilà de quoi fermer la bouche aux esprits mal faits, à ces gens qui pensent que les révolutions ne servent à rien.
Pour arriver à de si brillants résultats, il fallut, il est vrai, faire quelques dépenses : frais de justice devant le tribunal révolutionnaire, frais de saisie sur les mécontents, frais pour entretien des prisons, construction de bateaux à soupape et d'échafauds, honoraires de bourreaux et autres gens employés à nettoyer les cachots. Misères que tout cela ! quand on songe aux conquêtes de la Révolution : l'existence de Dieu régulièrement décrétée, l'immortalité de l'àme octroyée sans retour à l'espèce humaine !
Aussi, faire le tableau du bonheur public à cette époque de notre histoire serait peine perdue : sur ce point, chacun
(1) La République en vaudevilles, Paris, 1793, p. lll.
sait à quoi s'en tenir. H y avait bien, par-ci, par-là, quelques gens difficiles à satisfaire, blasés sur leur félicité ; quelle ne fut pas l'autlace de ces intrigants ! Un matin , les apôtres de la Raison, les créateurs de l'Etre suprême, les coryphées de la liberté furent arrêtés, incarcérés et condamnés à mort. Puis le génie de la république s'en alla rejoindre son frère aîné le génie de la monarchie constitutionnelle, et tous deux, en attendant leurs cadets, purent chanter pour se consoler :
Elle m'aima, cette belle Aspasie ; Elle m'aima, ce fut sa fantaisie; Mais celle-là ne lui dura qu'un jour.
Cette belle Aspasie que vous connaissez tous, avait aimé la monarchie, la Réforme, la Révolution, Louis XVI, les encyclopédistes, les Girondins, les Jacobins ; elle allait en aimer bien d'autres. Cette fois, elle se prend d'une belle passion pour les panaches. Directeurs, généraux, magistrats, députés se mettent à porter aigrettes et plumets. La jeunesse ne jure plus que sur sa paole d'honncu panachée. De cette ère mémorable date sans doute la coiffure monumentale du tambour^^ major, tant il est vrai qu'en France, terre des gens gîra\î«s, les paissantes idées laissent toujours derrière elle* de sérieuses empreintes. La Chanson des Marseillais a fait place au Réveil du peuple, et la foule mobile de chanter les refrains de la Réaction, comme elle avait répété ceux de la Révolution. Aux hommes sans-culottes avaient succédé les femmes sans jupon, et partout en France, on récita la jolie chanson de Despréaux :
Grâce à la mode, On va sans façon.
Oh ! que c'est commode !
On va sans façon
Et sans jupon, etc.
Depuis longtemps Aspasie n'avait plus ni principes religteux, ni foi politique; quand elle eut quitté corset et CQtilton , elle eut un faible pour les enfants chéris de la Victoire. Un jour, en plein midi, tout l'échafaudage de la Révolution fut démoli par un petit caporal et quelques grenadiers. Après la guillotine, le sabre ; après Tanarchie, le despotisme. Juste châtiment d'une nation assez foTle pour avoir préféré M. de Voltaire à Bossuet, le culte de la nature au christianisme, Danton à Louis XVI, la république à la monarchie constitutionnelle, le règne de la tcrrear à celai de la loi, SOS passions à ses devoirs.
Ai'rêtons-nous ici : ne dciuandcjc pas aux amis du Pomiiée l'histoire de César, aux compagnons de Cromwel celle do Charles I". N'inlerrogez pas la ballade insoleale des vainqueurs, la légende des vaincus némissanlodc colère. L'audacieux qui croit écrire la chronique de son temps, raconter les faits, quorum pars parva fuit, malgré ses efforts, trop souvent ne rime qu'épopée de cour ou sirventes de mauvouloir. Un jour, quand le temps aura conduit au toml)eau toutes nos factions et jeté le linceul sur le dernier d'entre nous; quand affection, haine, regrets, espérances, sollicitations et menaces garderont Iti silence de la mort; quand, sur nos champs de bataille, les gazons auront cent fois fleuri ; quand sur les ruines de nos monuments de circonstance aura poussé la mousse veloutée, qu'alors, mais seulement alors, l'Histoire, debout, le pied sur le marbre glacé de nos dalles funèbres, regarde avec calme en arrière notre siècle emporté dans l'éternité des âges ; qu'elle rende son arrêt solennel ; qu'elle condamne, absolve, livre au mépris, à l'estime des hommes qui l'aura mérité.
En attendant, vive la Chanson ! Elle a du moins ie mérite do la franchise ; elle ne cherche pas à cacher sa cocarde : écho mobile, impressionnable, de nos antipathies, de nos affections, clic va fournir des traits à nos luttes civiles. Un jour, l'Histoire consultera ses refrains, comme, maintenant, elle interroge les armes brisées, recueillies dans les ruines d'Alise , dans les champs de Bouvines, Un trouvère de mon temps, dont le nom a dû parvenir jusqu'à vous; un chansonnier du Vermandois, de cette province aux comtes jadis fameux parmi les traîtres ; un poète, dont le génie et l'imagination ont exercé sur ses contemporains une inûuence, (ju'il ne m'appartient pas déqualifier, pouvait, après latem pèle, aider la Franco à gagner le port. C'était le rôle d'un homme de cœur. Il n'en voulut pas. -~ Il préféra le doute à la foi, le plaisir à la vertu , la division à la concorde. Entre tous l«s partis, il entretint antipathie, haine et méfiance. Tuio, un jour, ses refrains conduisirent le pouvoir à la terreur la plus folle, le peuple à la colère la moins sage , la France à la guerre civile. Triste légende que celle-là ! puissetelle apprendre aux fils do nos fils à se défier de la Chanson, un leur montrant quelle fut , dans un siècle plein de prétentions aux lumières, la toute puissance d'un ménestrel- Dans son œuvre , partie inévitable tin Romancero de notre histoire, on rencontre une fois It* nom de la Cham-
pagne, ce nom supprimé par la Révolution; une fois le nom de Reims, la ville du sacre.— Nous aurions pu vous redire ces chansons qui daignaient se souvenir de nous; mais tous, vous les savez. Cherchez dans vos souvenirs, vous y lirez ce couplet (IJ :
Mais, quand la pauvre Champagne Fut en proie aux étrangers, Lui, bravant tous les dangers, Semblait seul tenir la campagne.
Un soir, tout comme aujourd'hui, J'entends frapper à la porte.
J'ouvre : bon Dieu ! c'était lui, Suivi d'une faible escorte.
Il s'asseoit où me voilà, S'écriant : —Oh ! quelle guerre !
Oh! quelle guerre!
Oui, quelle guerre! et qui l'avait provoquée.? qui livrait la Fiance à toutes les misères de l'invasion.? notre province au pillage, au viol, à l'incendie, à l'humiliation la plus complète qu'elle ait jamais subie ? Qui ? si ce n'est lui; lui, qui, pauvre gentilhomme, élevé dans les écoles fondées par nos rois, soldat heureux, général, consul, empereur, enivré de ses triomphes, depuis quinze ans foulait sous ses pieds les diadèmes de l'Europe, la nationalité des peuples, la liberté de la France !
Alors la Champagne, celte vieille terre que la Révolution avait mise en lambeaux, dépouillée de sa bannière et de son nom, se souvint de ses traditions pour y rester fidèle. Aux armes! fils d'Hector, aux armes (2)! cria t-on de toutes parts. Et les bonnes gens de Champagne coururent aux armes ; comme leurs pères, ils se mirent en front de bandière, et marchèrent contre l'étranger ; comme leurs pères, ils sont morts en braves sous le drapeau de la France, quelle qu'ait été sa couleur, et leur trépas héroïque n'a rien appris aux hommes de la Révolution ; ils n'ont rien compris au patriotisme de ces gens qui frémiraient à l'idée de verser une goutte de sang pour imposer à la France une idée, un caprice, et qui donnent leur vie pour tous. Salut à la mémoire
(1) Les Souvenirs du peuple. M. J.-P. ne. HÉRANGËn.
(2) V. à la date de 181 i
des cnfanls de l'cpée! honneur aux fils des preux! Que sur la tombe des Champenois morts eu défendant le sol national on grave notre vieux cri do guerre : « Passent avant les meilleurs! »
Après la mort des braves, la défaite; après la défaite, la honte. Dans ces plaines où, depuis Attila, jamais l'étranger n'avait eu la permission d'asseoir ses tentts. on entendit, ou peu s'en faut, ces vers insolents :
Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque! Vole au signal des trompettes du Nord ! Prompt au pillage, intrépide ù l'attaque, Prête sous moi des ailes à la mort.
L'or n'enrichit ni ton frein, ni ta selle, Mais attends tout du prix de mes exploits. Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle, Et foule aux pieds les peuples et les rois (J) !
Oui ! nos craies se brisèrent sous les pieds des chevaux tartarcs. Oui! sur nos sillons désolés, dormirent tranquillement les hommes du Nord triomphants, et, cette fois, nos raisins si souvent menacés, si souvent défendus avec bonheur et vaillance, furent cueillis par l'étranger. Oui, pauvre Champagne!
A qui faut-il vous en prendre, Bonnes Gens? Interrogez le trouvère du libéralisme. Sa muse impartiale n'a cessé d'associer le nom des Bourbons à celui de nos ennemis, le lis blanc à l'aigle noir (2). Aussi nos enfants souriront-ils quand ils liront dans la chanson du sacre de Charles le Simple ces vers célèbres :
Français, que Reims a réunis, Criez tous : Montjoye et Saint-Denys !
On a refait la Sainte Ampoule, Et, comme au temps de nos aïeux,
(1) Le Chant du Cosaque. M. J.-P. dk Bkrangkr.
(2) Los libéraux de mon temps prétendaient que, quand Louis XVIII lisait la célèbre satire d'Horace commençant par : Hoc erat in votis, il ne manquait jamais délire :
0 Rus, quando ego vos aspiciaml Ils avaient bien de l'esprit, les libéraux de mou temps!