LES ROYALISTES A VARENNES
(Juin 1791.)
A moi, François! c'étoit le cri Du loyal, du brave Henri, Lorsque sa personne sacrée Se Irouvoit un peu trop serrée Par un peloton ennemi.
A ce cri, toute sa noblesse. Qui sur sa trace étoit sans cesse, Volant près de lui, l'entouroit Et du mauvais pas le tiroit.
Du grand Henri tige adorée , Ose dire un mot, un seul mot.
Ose, et ta Majesté bientôt Sera des François entourée.
A l'aspect de tant de malheurs, Notre sang bouillonne en nos veines ; H brûle de rompre des chaînes Dont le poids pèse sur nos cœurs.
De notre intrépide courage, Qui ne se démentit jamais.
Nous te renouvelons l'hommage :
Tu peux crier : — A moi, François (1) !
(l) Àltnanach des émi'irrantJ.— Coblentz. 1792, p. 45.— Le roi refusa de passer en sacrifiant son escorte.— On sait la mort du marquis de Dampierre, près de Sainte-Menehould.