DE LA STATUE DE S. M. LOUIS XV
Sur la place Royale de Reims.
(25 Août 1819.)
Heureux sous un roi que la France Nomme Louis le Bien-Aimé, Reims dit à la Reconnaissance :
— Fais respirer ses traits sur le bronze animé.
Célébrons avec allégresse L'aïeul du roi que nous aimons, Et confondons dans notre ivresse La tige entière des Bourbons.
— Qu'il instruise à jamais la terre Qu'en nos murs, un roi bienfaisant Des Français jura d'être père Et fut, comme Henri, fidèle à son serment. —
[Célébrons, etc.
Ce bronze, hélas !... à la tempête Livra ses augustes débris ; Plus de regrets : sa noble tête Vient frapper de nouveau nos regards attendris.
[Célébrons, etc.
De sa pruAectioii royale Les arts iHQiQUrxwi^jt, 1^ bi^jifait; I^ Diew du goût «K?ntr« un Pigallc, Au pren))Qr p^g surtopl il désigne un Vernet.
[Célébrons, etc.
Dans la carrière littéraire, Du grand siècje illustres rivaux.
Montesquieu, Buflon et Voltaire Attachent à son nom leurs éloquents travaux. —
[Célébrons, etc.
La Gloire.... (à ce mot électrique Ont tressailli les cœurs français), La Gloire, aux champs de la Belgique, Sous ce prince égala nos modernes succès. —
[Célébrons, etc.
Clio, burine dans l'histoire Fontenoi, terre des lauriers ; Peins nous ces fds de la victoire, Immortels précurseurs de nos vaillants guer- [riers.— Célébrons, etc.
Tes pages, dignes interprètes.
Diront surtout : — Louis vainqueur Rendit noblement ses conquêtes Et préféra le nom de Pacificateur. — Célébrons.
Un instant suspendons l'hommage Offert au roi de nos aïeux ; Louis le Désiré, le Sage Réclame d'Apollon le luth harmonieux. — Célé-
[brons, etc.
Qu'ai-je dit ? Au jour de la fête
D'un bon père et de ses enfants.
Chaque Français devient poète ; L'amouret le cœur seuls modulent ses accents. —
[Célébrons, etc. (1).
(1) Reims, imp. de Lebàtard.— Collect. de MM. Brissabt et l'abbé Cerf. — L'auteur de ces couplets est M. Pkrmbi-et- SiRET, l'un de nos chansonniers les plus féconds.