LA RONDE DE MAL
Mois de Mai,
Mois si gai,
Je te donne
La couronne.
Ah ! pour nous sois toujours Le vrai mois des amours !
A ta voix, la fleurette Vient s' mêler au gazon ; A ta voix, r jeun' garçon Vient s' mêler à la fillette. — Mois, etc.
Par tes métamorphoses Tous les sens sont ravis ; Tu nous rendis les lis :
Ça vaut encor mieux qu' les roses. — Mois.
C^est à toi que Pomone Doit son dernier essor.
Notre âme, son ressort, Et le doux plaisir, son trône. — Mois, etc.
Mais, pour doubler encore L' bien qu' tu t' plais à donner.
Tu voulus couronner Le roi que la France honore. — Mois, etc.
Au moment où je parle, Mois charmant, tu n'es plus :
Mais dans nos cœurs émus ' .'^'jft^yivras autant que Charle. — Mois, etc.
Dans un an, tu vas r' faire Régner tes douces lois :
Puiss' Charles voir cent fois Ton heureux anniversaire!— Mois, etc. (1).
(0 Le chevalier Gkixtil.
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LE GANTIQUfe'De^ PAUVRE D'ESPRIT.
D'aussi bon cœur, quoique moins bien Qu'un docte académicien Tout pauvre d'esprit chantera :
Alléluia !
Vous allez dire que je ris ; Mais Paris n'est plus dans Paris :
C'est à Reims qu'en esprit il va, Alléluia !
Esprit saint, bénis Charles dix !
Bénis sa famille et nos lis !
La France en chœur te bénira, Alléluia!
Malgré le zèle et les efforts D'une centaine d'esprits forts, La tour de Babel croulera.
Alléluia !
De l'antique et sainte cité, Grâce à l'esprit de vérité, Le temple se relèvera, Alléluia!
Fidélité, respçkçl;, amour, Sont les mots d'Qjr4jr,<î,tjW.'Çiï ce jpuj* L'esprit de paix nous trans^eWra, Alléluia !
Q^'e« (Jim l,'c;?pri|t. de pijuti '?
Mes ami&, §,'i,i o^'çej pa$, p^ti.
C'est aujourd'hui qu'il partira» - Alléluia !
A l'e^çKitd;oppo^i|4QU, L'espi:U 4e mpdcration^ Dans les journaux, succédera, Alléluia !
Que si la ç^;e^?jç. ^p,g,4iî?Àl, mfif^^^ ,, A nos plaisiv'^^ 4, P,«^ h^9'm> . ■■n'/i Le bon esprit seul suffira, :
Alléluia !
Aws-CAlembojgirs sur lepoji^xfti^-,,,!; Sqr la vieillessA et le savoif r.q Le bel esprit renoncera.
Alléluia !
Au (içQjt^es gCii?^ au cU'oit,ci(Çg rpis. Au droit divin (comme au!tr,çJÇ(^s); L'esprit public se bfjçneçî^; ,, .
Alléluia !
A l'agiotage maudit, Qui tend à miner 'le crédit.
L'esprit d'ordre remédiera, AJJeluia !
De franchise et d'urbanité
L'esprit, dit de société, A neuf se recomposera, Alléluia !
De l'olivier jusqu'au laurier, Quand il faudra^ l'esprit guerrier, Tambour battant, s'élancera.
Alléluia !
Reprenons cet esprit joyeux Qui distinguait nos bons aïeux ; Plus d'un voisin nous l'enviera, Alléluia !
Si l'esprit malin, dans son spleen (i), Murmure un ironique amen, Notre canon lui répondra.
Alléluia !
Le retour des Bourbons chéris Doit nous faire croire aux esprits, Puisqu'Henri quatre est toujours là, Alléluia !
Puissent les esprits bienheureux Du haut du ciel veiller sur eux Tant Ijue le monde existera !
Alléluia (2)!
(t) L'Angleterre.
(2) Le chevalier de Pus.— Ce joyeux chansonnier a remanié son septième couplet en demandant, un jour, dans un salon : — Savez-vous pourquoi il reste si peu de galté en France ? —C'est qu'il y a trop d'esprit de parti.