LA COURONNE
Rien ne manque plus à nos vœux :
Charles dix a mis sur sa tête La couronne de ses aïeux; Est-il pour nous plus belle fête ?
De myrtes, de roses, de lis Couvrons tous les degrés du trône ; Et que le fils de saint Louis N'ait que des fleurs dans sa couronne.
Soutenons tous, du même effort, Le règne brillant qui commence :
Soyons unis, soyons d'accord.
Nous ferons prospérer la France.
Charle approuvera nos succès ; Car son âme, sensible et bonne, Voit dans l'union des Français Le seul bonheur de sa couronne.
Artistes, prenez vos pinceaux.
Immortalisez vot?'e toile :
Vous, commerçans, que vos vaisseaux Voguent partout à pleine voile :
Charles vous suit de ses regards ; Il sait voir, du haut de son trône.
Dans le commerce et les beaux-arts, Les attributs de sa couronne.
Vous, vaillans guerriers d'Austerlitz, Cités pour voire noble audace ; Vous, jeunes héros de Cadix, Près du roi prenez votre place.
Charle estime tous ses guerriers; Malgré l'éclat qui l'environne, Il sait trouver, dans leurs lauriers.
Les vrais fleurons de sa couronne.
Vous, lal)oureurs, en vos guérets Mêliez toujours votre espérance ; Et par vos travaux forcez-les A fixer chez vous l'abondance.
Charles secondera vos vœux ; Quelque éclat que son rang lui donne.
Il voit, dans des épis nombreux, Les sûrs trésors de sa couronne.
Vous, Mesdames, par vos vertus, Cherchez toujours à nous séduire :
Vos droits partout sont reconnus ; Charle est soumis à voire empire.
Des femmes il sent tout le prix, A leurs grâces il s'abandonne; Les Françaises, pour Charles dix, Sont les roses de sa couronne (1).
(l) Gersin.