L'ELOQUENCE DU CŒUR
Viv' le roi !
Viv' le roi !
C'est le cri cher à la Frahce.
Vîv* le m !
Viv' le roi !
V'ià mon éloquence A ïnbi.
En fait d'amis, de discours, Les meilleurs sont les plus courts ; Faut-il chercher tant d' façoflà Pour bien chanter nos Doiatbons ?
Viv' le roi !
Viv' le roi !
Cemotdoitsuffir', je pensé.
Viv' le roi !
Viv' le roi !
V'ià mon élo^juence A moi.
Le mair' de notre hameau Cherchait un discours bien beau ; Moi, j' lui dis : — Monsieur Durand, Fait's-nous crier simplement :
Viv' le roi !
Viv' le roi !
C'mol-là vient sans qu'on y pense.
Viv' le roi !
Viv' le roi !
V'ià d' l'éloquence D'bon aloi.
Quand 1' tonnerre et ses éclats D'un vaisseau brisent les mâts, Bravant la fureur des flots, Que disent nos matelots ?
Viv' le roi !
Viv' le roi 1 C cri-là leur rend l'espérance.
Viv' le roi !
Viv' le roi !
C mot dissipe leur effroi.
Quand j' vois un Français boudeur, J' lui mets la main sur mon cœur, Et j' lui dis avec émoi :
— Mon ami, crie avec moi :
Viv' le roi !
Viv' le roi !
Nous voilà d'intelligence.
Viv' le roi !
Viv' le roi !
V'ià mon éloquence A moi.
Dans l'asile d' la douleur Voyez c' roi consolateur :
Ses mots heureux, sa bonté Ont ramené la santé.
Yiv* le roi!
Viv' le roi !
Pour guérir les maux d' la France, Chacun pense Avec moi W c'est r vrai moyen, sur ma foi.
Ces traits où la majesté S'adoucit par la bonté.
Offrent bien à l'œil ravi Le portrait d'un roi chéri.
Le sculpteur
Dans son cœur A trouvé la ressemblance ;
Bonne foi,
Franc aloi :
V'ià c' qu'il faut pour peindre 4n roi.
Joyeux prêtres de Bacchus, Francs desservans de Momus, Consacrez à nos Bourbons Vos lyres et vos flacons.
Si parfois
De vos voix, Le vin trouble l'harmonie,
Quand on crie :
Viv' le roi !
Les cœurs sont d'accord, ma foi (1)!
(1) Àmécl«e TouBBBT.
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