LA MORT DE TURENNE ET LE PIQUET
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Quand la mort eut frappé Turenne, Le plus grand des généraux, ••
Des cartes en main, Célimène, Pleurait ainsi ce héros :
— Madame, quelle triste nouvelle !
Plaignons notre malheureux sort.
Battant les cartes,— Ah ! dit-elle, Coupez : le grand homme est mort !
— J'en suis fâchée. — Parlez, Madame.
— Point de carreau, quel malheur!
— OnJ admirait sa grandeur d'âme.
— Si j'avais le roi de cteur, , Certes, j'aurais compté soixante.
— Ce prince sera regretté.
— De mon jeu je suis mécontente :
J'avais quinte, et j'ai tout gâté.
— France, ô funeste campagne 1 Tous mes trèfles sont à bas ,
— Quel triomphe pour l'Allemagne !
— Cinquante ne valent pas.
— Il méritait une couronne.
Oh ! cruel boulet de canon !
— Tferce majeure est-elle bonne ?
On n'oubliera jamais son nom.
— Le monarque aura de la peine «(J'ai trois valets, trois dix).— Non, . : ^ : leippUfteer ce capitaine.
— j ai quatorze de rois. — fiont Tel est le vrai portrait du monde :
Il pleure, il est au désespoir.
Quelle est donc sa douleur profonde ?
C'est un jeu du matin au soir (1).
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