‹ Romancero de ChampagneChapitre 102 sur 131 · LA MORT DE TURENNE ET LE PIQUET · texte numérisé non relu

LA MORT DE TURENNE ET LE PIQUET

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Quand la mort eut frappé Turenne, Le plus grand des généraux, ••

Des cartes en main, Célimène, Pleurait ainsi ce héros :

— Madame, quelle triste nouvelle !

Plaignons notre malheureux sort.

Battant les cartes,— Ah ! dit-elle, Coupez : le grand homme est mort !

— J'en suis fâchée. — Parlez, Madame.

— Point de carreau, quel malheur!

— OnJ admirait sa grandeur d'âme.

— Si j'avais le roi de cteur, , Certes, j'aurais compté soixante.

— Ce prince sera regretté.

— De mon jeu je suis mécontente :

J'avais quinte, et j'ai tout gâté.

— France, ô funeste campagne 1 Tous mes trèfles sont à bas ,

— Quel triomphe pour l'Allemagne !

— Cinquante ne valent pas.

— Il méritait une couronne.

Oh ! cruel boulet de canon !

— Tferce majeure est-elle bonne ?

On n'oubliera jamais son nom.

— Le monarque aura de la peine «(J'ai trois valets, trois dix).— Non, . : ^ : leippUfteer ce capitaine.

— j ai quatorze de rois. — fiont Tel est le vrai portrait du monde :

Il pleure, il est au désespoir.

Quelle est donc sa douleur profonde ?

C'est un jeu du matin au soir (1).

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