‹ Romancero de ChampagneChapitre 104 sur 131 · LE COUCHANT · texte numérisé non relu

LE COUCHANT

Ce n'est pas au repos qu'il tend, Et sa sphère n'est pas connue À quiconque en juge autrement ; 11 est toujours en mouvement, On a beau le perdre de vue.

LE MÎDY.

Ouy , contre tant de feux la fuite est inutile, Et vous taschiez en vain d'en éviter l'effect,

(1) Devant l'hôtel-de- ville s'élevait une pyramide surmontée d'un solei) flamboyant.— A sa base étaient représentés les quatre points cardinaux.— Les statues des quatre parties du monde décoraient le piédestal. — Ces figures étaient illustrées de ces vers.

Mortels, il n'est point d'ombre» il n'est aucun Si luy raesrae ne vous en fait» [ azile,

LE NORÇ.

. Venez rendre hommage au soleil, :

Habitans des froides contrées ; Voussçavez comme nous qu'il n'a point de pareil,. Et vous avez appris quelles sont ses journées.

l'europe.

Grâce à tes soins, tout est calme chez moy.

Bellonne en d'autres lieux peut chercher de

[l'employ.

Je s#ns desjà le siècle d'or renoîstre.

Mais pourquoy faut il, grand roy, Que l'Europe ait plus d'un maistre?

Pourquoy ne faut il point qu'elle soit toute à toy?

l'asto.

Grand roy, viens délivrer l'Asie ; C'est à ta main que cet honneur est dû :

Pour ce fameux exploit le destin l'a choisie, Et voylà le moment si longtemps attendu.

L'Europe est maintenant paisible :

C'est maintenant ou jamais. [ sible.

A ta valeur, grand prince, il n'est rien d'impos- J'ay veu trembler Byzance au seul nom de la La conqueste en est infaillible, [ paix.

Ton étoile nous en répond.

Hastetoi, monarque invincible, La victoire t'attend aux bords de l'Hellespont.

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