LÉ FILS D'UN COURTAUD DE BOUTIQUE
. . . J'ai vu Cplbert sur sou Ut de pawd* ; . . . J'en ay vu crever de doulerçr- ; . , , Et j'eaai même vu qui, traversant l'estrade, . i , ^.«çntemploient avec horreur,
Et Monsieur «soufrera Ne dira plus mot»
Il sera paisible* • Pourvu qu'on ne chante pitié Lanturelu, etc.
De la Grande-Bretagne Lmambaméoura, Cew du MF d'Apape gtdes e too te wt Se *mt wbuifilalnlre D'avoir partout entendu :
Lanturelu, etc.
Ils ont fait leur plainte Fort éloquemment Et parlé sans crainte Du gouvernement.
Le roy leur a répondu :
'Lanturelu, etc.
Dessus cette affaire Le nonce parla, Dit que le Saint Père N'entend point cela, Qu'un François dans Rome A erié comme un perdu :
Lanturelu ! etc.
Luy refusant de l'eau bénite.
Moy, j'ay doublé le pas , et , traversant plus
[vite, En ay donné de tout mon cœur.
Là, voyant son palais tout noir jusqu'au portique, Un badaud, me. parlant tout bas, M'a dit, me prenant par le bras :
—Vois tu qu'après la mort de ce grand politique,
Si l'on étale tant de draps, C'est qu'il estoit le fils d'un courtaud de bou-
[tique(l).
Pour bannir de France Ces troubles nouveaux, Avec grande prudence; Le garde des sceaux A scellé des lettres Dont voicy le contenu :
Lanturelu 1 lanturelu ! lanturelu !
(1) Cologne, P. Marteau. — 1S9S. — Golbert mourut en 1683, épuisé par le travail, au milieu des malédictions d'un peuple ingrat et injuste. Ses funérailles n'eurent pas lieu sans tumulte, et ses restes forent insultés. La postérité l'a vengé.